Un marché vannier au jardin Henri-Vinay

sam 08/10/2016 - 19:50 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:43

Pour en savoir plus

Le marché est organisé par l’association « Le Puy-en-Osier », un réseau qui regroupe différents acteurs du monde de la vannerie (artisans vanniers, osiériculteur, vanniers amateurs, et artistes...). Il permet de découvrir la diversité et la vitalité de cet artisanat.

Cette manifestation a accueilli cette année une trentaine de professionnels venus des quatre coins de la France, dont certains particulièrement renommés.
 

Au cœur de cet artisanat ancestral

A peine arrivés devant les marches de Musée Crozatier, nous tombons en admiration devant les paniers, sculptures, lampes, pots et divers objets présents. Nous partons donc à la rencontre de ces passionnés de vannerie.

Nous rencontrons tout d’abord Guy, 80 ans, venu du Puy-de-Dôme, qui maîtrise parfaitement l’art de la vannerie sur arceau. «  La vannerie sur arceau c’est tout simplement un panier avec une ossature. Cela le rend beaucoup plus robuste, par contre le temps de travail et le prix s’en ressentent ». En effet, il faut compter environ trois fois plus de temps pour réaliser un panier avec ossature et compter entre une quarantaine et une cinquante d’euros, suivant la taille de la vannerie.

Lydie, 55 ans, habitant dans l’Aveyron et participant pour la deuxième année au marché de la vannerie, nous explique son art. « Il s’agit de porte-bonheurs en blé, qui remonte au Moyen-Age. A l’époque, la vannerie était un art très populaire, et on se servait de ces porte-bonheurs comme une symbolique ».
 

Curieux ou férus de vannerie ?

Malgré des températures fraîches de saison, le marché de la vannerie attire de nombreux curieux. Tout au moins, plus que l’édition précédente.

Nous rencontrons un groupe de quatre personnes, venus du Meygal, qui profitent de cette exposition pour se promener également dans les allées du parc. Ils nous expliquent « l’occasion fait le larron », laissant supposer qu’ils ne repartiront peut être pas les mains vides, mais sans envie réelle d’acheter.

Jean-Marie, 62 ans, artisan vannier dans le Gard justifie la venue des curieux plutôt que des férus de vannerie, car « si l’on s’en tient au panier traditionnel, on ne vend pas. Aujourd’hui, les acheteurs recherchent de la modernité ou non plus de l’utilitaire. C’est pourquoi, la moitié des exposants vanniers proposent des sculptures, et objets design et contemporain ».  Il existe d’ailleurs une école de vannerie en Haute-Vienne, créée en 1905, où la plupart des artisans vanniers viennent prendre des cours et se perfectionner. 

M.C 

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