Un lycée ponot branché sur radio Big Bang

ven 01/09/2017 - 14:28 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:47

Pour utiliser un tel matériel, il faut être rompu aux notions complexes du « modèle standard ».
En effet, un des professeurs de sciences-physiques de l’établissement, Julien Bertrand, a passé une partie de ses vacances, trois semaines en juillet dernier, au Conseil européen de recherche nucléaire (CERN) de Genève.
Avec 57 autres collègues, venant de 43 pays différents, ce passionné a nourri son engouement pour les particules élémentaires, ces composantes de la matière issues du Big Bang.

Ping-pong avec des prix Nobel
« Il y a eu une ambiance extraordinaire avec des étudiants du monde entier d’une vingtaine d’années cotoyant des professeurs émérites de 60 ans, des prix Nobel, se souvient Julien Bertrand, des moments festifs où l’on pouvait faire de la guitare, un tournoi de tennis de table où un professeur chinois a écœuré tout le monde !»
Mais, avec sous leurs pieds l’accélérateur de particules géant, le Grand collisionneur de hadron, (LHC, Large Hadron Collider) enfoui 100 m sous terre et d’une circonférence de près de 30 km, il n’y a pas que la guitare qui a démangé ces physiciens.

Comme des gouttes de pluie sur un parapluie
« Nous avons pris part à des ateliers sur la science et les arts, sur le genre (pas la théorie du genre, mais sur le fait que moins de filles que de garçons se dirigeaient vers les études scientifiques, Ndlr), précise tout de même le prof de physique, j’étais pour ma part dans un workshop rain drops and muons (gouttes de pluie et muons).»
Une analogie avec ce qu’il se passera dans les classes du lycée Simone Weil grâce aux détecteurs de particules, « on a cherché a montrer comment, à partir d’un enregistrement audio de pluie sur un parapluie, on pouvait faire un filtre des bruits et ensuite faire un modèle avec du codage pour ensuite, comme au CERN, sélectionner les évènement vraiment intéressants (un évènement est une collision entre deux particules arrivant en sens inverse, donnant naissance, après désintégration, à de nouvelles particules, Ndlr).»

Développer encore la filière scientifique
Julien Bertrand et ses élèves essaieront, grâce aux modèles qu’ils développeront, de déduire quelles particules sont entrées dans l’atmosphère, se désintégrant au contact d’atomes d’oxygène ou d’hydrogène.
Un bon moyen de sortir un peu plus de l’abstraction qui est souvent un frein pour beaucoup d’élèves dans l’étude de la physique. Ce qui n’est pas pour déplaire au proviseur Bernard Mercier, qui, au travers de ce type d’équipement, entend bien développer encore la filière scientifique au sein de son établissement.

J.J.

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