Un devoir de mémoire commun, une réflexion sur la déportation

dim 27/04/2014 - 16:08 , Mise à jour le 26/11/2020 à 19:21

En ce dernier dimanche d’avril, comme tous les ans, la tradition veut que la Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation honore la mémoire de tous les déportés, sans distinction, et rend hommage à leur sacrifice. Cette journée a pour vocation de rappeler à tous ce drame historique majeur, les leçons qui s’en dégagent, pour que de tels faits ne se reproduisent plus.

Au Puy-en-Velay, c’est devant le monument aux morts qui surplombe la place Cadelade que membres d’association de résistants, officiels, gendarmes et citoyens s’étaient réunis ce dimanche.

Une cérémonie qui a encore « tout son sens »
« Les résistants de la Haute-Loire à leurs camarades morts au combat et en déportation. » Les quelques mots gravés sur la pierre rappellent la solennité de l’évènement. Une cérémonie qui « a un sens assez profond », pour Denis Labbé, préfet de la Haute-Loire. « Il y a un certain nombre de déportés, de ceux qui sont revenus des camps, qui sont décédés maintenant. Les années passent. En revanche, il y a toutes les familles de déportés qui commémorent un évènement sans précédent. » Au delà du devoir de mémoire, Denis Labbé estime que cette cérémonie a encore tout son sens : « C’est bien sur le sens même de cette entreprise d’extermination qui avait été voulue par le régime nazie que l’on doit réfléchir. »

Le préfet, en Haute-Loire depuis dix mois, a noté qu’il y avait bien plus de monde au Puy qu’il y en avait en Guyane. « Ça avait naturellement moins de résonance dans la population étant donné qu'il n'y a pas eu de déportation en Guyane, mais nos compatriotes d’outre-mer ont la même fibre que nos compatriotes de l’hexagone. »

A.L.

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