Un concours de labour pour mieux connaître le milieu agricole

dim 19/08/2018 - 18:33 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:54

----En 2019, Les Jeunes Agriculteurs de la Haute-Loire organiseront la finale nationale du concours de labour sur le canton de Bains.

-----Le but initial de ce concours départemental de labour, c'est une qualification pour passer à l'échelon supérieur, le régional, puis le national dont le conours aura lieu début septembre en Ille-et-Vilaine. Mais plus traditionnellement, il s'agit d'une fête de l'agriculture qui se déroule chaque année au mois d'aôut. Au-delà de la convivialité, du plaisir des participants à se retrouver le temps d'une journée champêtre, ce concours de labour est une extraordinaire opération de communication sur le métier d'agriculteur destinée au grand public.

Une promotion nécessaire pour Anthony Fayolle, président des Jeunes Agriculteurs de la Haute-Loire, "parce que le métier évolue, la vision des gens évolue aussi énormément. Aujourd'hui, il n'est plus nécessaire d'aller à Lyon, Saint-Etienne ou Clermont-Ferrand pour rencontrer des gens qui n'ont pas une grande connaissance de notre métier, et qui parfois ont des préjugés ou des avis tout faits. Grâce à ce genre d'événement, on peut expliquer par exemple ce qu'est le labour, pourquoi on laboure, à quoi ça sert etc."
Anthony Fayolle répond aux commentaires publiés sur Zoomdici.fr
Le papier d'annonce de la finale départementale de Labour publié vendredi dernier sur Zoomdici.fr, a suscité l'indignation chez quelques internautes qui y sont allés de leur commentaire. CR par exemple : "Le labour est une aberration contraire à toutes les lois de la nature. Il compacte le sol en profondeur, désorganise la vie, détruit la faune et accélère l'érosion, d'où les crues de boue dévastatrices, chargées en terre agricole. Le bilan carbone du labour est par ailleurs désastreux ! D'autres techniques respectueuses de l'environnement existent. Ce modèle agricole est une hérésie. Ouvrons les yeux."

Juste avant que le concours ne démarre, Anthony Fayolle a accepté de répondre aux différents commentaires : "Le labour est une méthode "ancestrale". Le métier évolue, le labour aussi. On laboure de moins en moins sur nos exploitations parce que c'est vrai que c'est une méthode qui est assez coûteuse en temps, en énergie. Mais ça a quand même une valeur agronomique qui est reconnue." Et d'ajouter : "Aujourd'hui par exemple, nous sommes sur une exploitation en bio, et le labour a une valeur sur l'enfouissement des mauvaises herbes entre autres. Un labour de qualité comme les jeunes vont le faire cet après-midi, c'est celui qui, dans un mois une fois la culture semée, ne laissera pas apparaître de mauvaises herbes. Donc on pourra se passer de produits."
Les gagnants du concours départemental de labour
Ils étaient 26 participants à ce concours. Quatre en sont sortis vainqueurs. Jonas Gory dans la catégorie labour en planche, Florian Bleu dans la catégorie labour à plat, sont donc qualifiés par le concours régional de labour qui aura lieu à Châtenay dans l'Ain le dimanche 26 août 2018.
Stéphanie Marin

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