Un champion de kendo parmi les ponots

dim 29/05/2016 - 18:22 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:41

Une soixantaine de participants ont répondu présent à l'appel de l'association Le Puy Kendo. Pour certains, c'est l'occasion de découvrir la discipline. Pour d'autres, c'est une chance de se perfectionner auprès d'un maître incontesté de ce sport de combat. Pour tous, c'est une expérience extrêmement positive et enrichissante.

Une très bonne participation

Pour Mme Golliard et Mme Piper, respectivement présidente et vice-présidente de l'association, c'est un large succès : "On a dénombré une soixantaine de participants sur tout le weekend, dont l'équipe de France qui a fait le déplacement". En effet, le champion de France et le vice-champion d'Europe étaient de la partie avec leur coach. Des combattants français mais aussi étrangers, de tout niveau, réunis autour du même objectif : rencontrer le champion et apprendre auprès de lui. Une rencontre inédite pour laquelle les participants n'ont pas hésité à mettre la main à la poche (une soixantaine d'euros pour les pratiquants, un peu plus pour les non-pratiquants).

Un champion venu spécialement du Japon

Daiki Kiwada, 37 ans, 7ème dan de la police d'Osaka, est un ancien membre de l'équipe japonaise de Kendo. Il a également été champion du Japon en 2012. Comme le souligne Aurélia Blanchard, professeur de Kendo au Puy et championne de France, "c'est un champion qui est jeune, il enseigne des techniques nouvelles... chacun apprend en fonction de son niveau". Au Japon, le kendo est plus qu'un art martial. C'est une version moderne des techniques de combat pratiquées autrefois par les Samouraï. C'est un sport de compétition allié à une discipline de l'esprit. Un sport présent en France depuis les années 1950 et qui connait depuis plusieurs années une véritable ascension. La venue d'un champion tel que Daiki Kiwada, en présence de l'élite française du kendo, confirme cet engouement pour ce sport et le vivier de talents que l'on trouve en France dans cette discipline.

Attention, les enfants ne sont pas débutants

Surtout pas. Non seulement ils maîtrisent, mais en plus ils sont champions. Comme on vous l'avait relaté en début d'année, Ugo Golliard est médaillé d'or dans la catégorie des minimes et Alexandre Coquard médaillé de bronze. Chez les benjamins, Eddy Madrigali rafle le bronze. Enfin, Léa Monier obtient le "Fighting Spirit" chez les poussins. La relève est assurée et le club ponot a de quoi être fier de ces enfants qui feront peut-être un jour partie de l'équipe de France.

Des participants conquis

Entre deux combats, les participants se réunissent autour du maître pour écouter et surtout regarder. Par deux ou par équipes, les combattants s'affrontent franchement, mais toujours dans le respect de l'adversaire. Au final, des avis très positifs : "ça m'a beaucoup plu, ça aide énormément à prendre confiance en soi", confie une jeune combattante dont le sourire en dit long. Pour ceux qui pratiquent, c'est "une chance de pouvoir apprendre et se perfectionner auprès d'un champion". L'an dernier déjà, le club avait organisé la venue d'une championne. Vu le succès de cette rencontre, nul doute que c'est une démarche à renouveler pour les années à venir.

A.V.

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