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Un Altiligérien entre dans l'Histoire

mar 02/08/2016 - 13:43 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:42

A l’occasion du passage du tour de France d’ULM en Haute-Loire la semaine passée, un Altiligérien est véritablement entré dans l’histoire : Bernard Broc. Jeudi 28 juillet, cet habitant de Borne a remis l’ULM qu’il a construit de ses propres mains, le Papillon, à la fédération française d’ULM pour qu’il soit installer dans un musée spécialisé non loin de Blois.
Un ULM démontable et transportable
Le bimoteur monoplace trois axes a été imaginé par Bernard Broc en 1983. Ce passionné d’ULM avait pensé à tout : « Il y avait des problèmes de fiabilité moteur donc il en fallait deux. (…) Il fait 2,50 mètres de long, c’est-à-dire qu’il est au gabarit routier, il entre dans une remorque. » L’appareil est démontable.
La réglementation de l’époque imposait un poids maximal à vide de 150 kg, contre 300 actuellement.
Du premier vol au record
« Le tout premier, c’était un saut de puce ! » L’essai consistait simplement à décaler d’une dizaine de mètres et d’atterrir avant la fin de la piste. Puis vient l’étape suivant : le vrai vol. « La boule au ventre ? Non. Quand on fait le premier vol, on est vraiment sûr que ça fonctionne. Il faut prendre la décision, confie-t-il. Il y a toujours une appréhension comme pour tous les vols parce qu’on quitte un milieu pour un autre. »
Au début des années 80, Bernard Broc a également conçu un ULM avec une aile delta : la Libellule. Avec elle, il a relié Paris à Avignon en un temps record : 6h30. Il a vécu cette aventure avec René Dernière, un professeur d’enseignement technique. Cet appareil a été commercialisé par des entrepreneurs conquis dès 1981.
La course après le temps
Le Papillon aussi, devait être commercialisé, mais ça n’a pas été le cas : « J’avais une entreprise de travaux publics donc je n’avais pas trop le temps de construire. Il aurait fallu une usine parallèle. Je ne pouvais pas faire les deux ». Cet ULM, il l’a construit avec l’aide d’un de ses employés. Ils en ont eu pour un an de travail en continu.
En 1982, Bernard Broc visait une traversée de l’Atlantique par le grand nord « pour qu’il n’y ait pas de point de distance de plus de 500 ou 600 kilomètres ». Il a finalement renoncé par manque de temps. Aujourd’hui, il explique humblement : « Je ne suis pas un constructeur, je suis un pilote ». La modestie de celui qui a inventé l’ULM multi-axes force l’admiration de ses amis.

Bernard Broc vole toujours, pour son plaisir et surtout…pour se déplacer.

Emma Jouve

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