Trois manuscrits Renaissance vont être restaurés

jeu 27/06/2019 - 12:09 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:57

Le fonds patrimonial du Puy-en-Velay se distingue par des collections des XVe-XVIe siècles particulièrement intéressantes pour la constitution de l’histoire de la ville. Trois ensembles de manuscrits sont considérablement sollicités pour leur étude et leur médiation.
Ils sont les témoins de l’époque de la Renaissance dans le Velay et font partie des documents les plus remarquables des collections vellaves. Il s’agit :
- des Chroniques d’Etienne Mège (1475-1565), marchand du Puy
- des Mémoires et journal de Jean Burel (1560 – 1603)
- d’un missel (livre liturgique du rite catholique romain dans lequel on trouve tout le texte de la célébration de l'eucharistie) à l’usage du Puy enluminé copié et relié au Puy.

Considérées comme le document le plus précieux de l'histoire du Puy
Concernant ce premier ouvrage, il se compose de deux parties bien distinctes : la première traitant des antiquités et chroniques de l'église Notre-Dame et de l'évêché du Puy, la seconde relative aux antiquités et chroniques de la ville du Puy.
Les chroniques d'Etienne Mège (ou Medicis), bourgeois du Puy, sont considérées comme le document le plus précieux concernant l'histoire de cette ville. Il a dédié son ouvrage aux magistrats, consuls et citoyens du Puy.

Un témoignage important sur cette période la plus dramatique et la plus agitée de l’histoire de la région
Le second ouvrage est l'oeuvre d'un tanneur et une partie fort intéressante couvre la période de 1562 à 1596 au cours de laquelle la ville du Puy, centre religieux et administratif, comptant environ 100 000 habitants, eut à faire face a six sièges ou attaques sérieuses et fut le théâtre de querelles sanglante entre ses habitants, tous catholiques, mais divisé en deux clans, les royalistes ou politiques et les ligueurs, dirigés par deux chefs rivaux, le sénéchal du Puy et le gouverneur du Velay.
Situé aux frontières de l’Auvergne, du Forez, du Lyonnais et du Languedoc dont elle dépendait, la ville du Puy s'entêtera dans sa folie ligueuse : refusant de reconnaître Henri IV avant la levée de l’excommunication, elle ira jusqu’à arborer les couleurs espagnoles et ne retrouvera la paix qu'en 1596. Les mémoires de Jean Burrel constitue un témoignage important sur cette période la plus dramatique et la plus agitée de l’histoire de la région.

La Ville souhaite les restaurer, et sollicite à ce titre, un soutien financier de la DRAC.

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