'''Territoire Zéro Chômeur de longue durée''' : l’Agglo du Puy veut en être

jeu 20/06/2019 - 19:20 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:57

Lors de la présentation de la Stratégie de lutte contre la pauvreté en septembre 2018, le président de la République, Emmanuel Macron, avait annoncé une extension de l’expérimentation d’ici 2020. Si le calendrier n'est pas encore fixé, partout en France, les volontaires sont nombreux (une centaine) et font valoir la pertinence de leur candidature pour intégrer le dispositif "Territoire Zéro Chômeur de longue durée". Il est jusqu'à présent ouvert à dix territoires nationaux** comptant entre 5 000 à 10 000 habitants. L'objectif de cette expérimentation est de montrer qu'il est possible à l'échelle d'un territoire, sans surcoût pour la collectivité, de proposer à tout chômeur de longue durée qui le souhaite, un emploi à durée indéterminée à temps choisi. La création d'emploi s'effectue au sein d'une entreprise à but d'emploi (EBE) qui développe ses propres activités.
800 personnes embauchées
Quant au modèle économique, il consiste à rediriger les budgets issus de la privation d'emploi (RSA, chômage, CMU... ), les manques à gagner (impôts, côtisations...) et les coûts induits (santé, logement, sécurité, protection de l'enfance...) pour financer les emplois manquants. D'après les chiffres du mouvement ATD Quart Monde à l'origine de ce projet -- rejoint depuis par d’autres acteurs de la lutte contre l’exclusion (Emmaüs France, Le Secours catholique, Le Pacte civique, La Fédération des acteurs de la solidarité…) -- 800 personnes ont été embauchées dans les onze Entreprises à But d'Emploi créées depuis 2017.
L'Agglo candidate à la 2e phase d'expérimentation
"C'est un dossier important", a commenté Michel Joubert le président de la Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay (Capev) lors du conseil communautaire qui a eu lieu ce jeudi 20 juin 2019. Le chômage de longue durée touche près de 6 270 personnes sur l'agglo. Pour mieux se rendre compte de ce dispositif et préparer sa candidature, une équipe de la collectivité s'est rendue à Thiers dans le Puy-de-Dôme, une des dix zones en pleine expérimentation. L'action pourrait porter sur une ou plusieurs parties du secteur communautaire. Une réflexion est en cours : "le territoire ne doit pas être trop vaste et il faut qu'il y ait un vivier d'au moins 300 personnes au chômage de longue durée", a précisé Thierry Mourgues, élu à l'Agglo du Puy en charge de la commission Action et cohésion sociale. 

Tandis que le vote de la loi autorisant le lancement de cette deuxième phase d'expérimentation doit intervenir dans le courant de l'année 2019, plusieurs partenaires dont Emmaüs 43, se sont déjà manifestés pour participer à ce projet si la candidature de la Capev devait être retenue. 
Stéphanie Marin

**Colombelles dans le Calvados, Colombey-les-Belles en Meurthe-et-Moselle, Jouques dans les Bouches-du-Rhône, Mauléon dans les Deux-Sèvres, la Métropole de Lille, la communauté de communes Entre Nièvres et Forêts, le 13ème arrondissement de Paris, Pipriac en Ille-et-Vilaine, Thiers dans le Puy-de-Dôme et Villeurbanne quartier Saint-Jean, dans le Rhône.

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