Tennis : '''nous poussons pour un ensemble couvert de jeux de raquettes'''

mar 08/12/2015 - 10:30 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:37

Roland Lonjon, président du Comité départemental de tennis de Haute-Loire depuis 2008 était l'invité de notre partenaire RCF Haute-Loire lundi 30 novembre, dans le cadre de l'émission hebdomadaire Zone Mixte à laquelle la rédaction de Zoomdici.fr a participé (vous pouvez également retrouver l'intégralité de l'émission en suivant ce lien). 

Difficile de maintenir le nombre de sportifs
Le tennis est le 1er sport individuel en Haute-Loire et le second de manière générale, mais, pour autant, la situation n’est pas forcément facile pour le comité. « C’est difficile de se maintenir. Depuis deux ans, nos effectifs baissent », constate le président. Cette tendance n’est pas propre à la Haute-Loire puisque le constat est le même partout. Le nombre de licenciés altiligériens reste au-dessus des 3 000 personnes. Les jeux de raquettes sont toujours très demandés :

 
Moins de jeunes La baisse est plus ressentie chez les jeunes et les filles. « Peut-être à cause de la réforme des rythmes scolaires, essaye d’expliquer Roland Lonjon, et ce sont les âges où ils essayent des sports. » Pour séduire ce public, le tennis s’invite, entre autres, dans les écoles. Les compétitions des moins de 12 ans ont été réformées pour les rendre plus ludiques et effacer l’idée de classement. « C’est encore un peu tôt pour faire un bilan », clarifie le président puisque cette mesure est appliquée depuis un an seulement.

Travailler ensemble Les collectivités réduisent leur investissement financier dans les sports de matière générale. Côté tennis, on se dit encore « assez bien considéré », en revanche un manque d’infrastructure se fait sentir. Les clubs d’Espaly, Polignac et Chadrac se sont unis pour éviter de disparaître. « Il faut que nos clubs raisonnent ensemble, même dans la grande Région qui se prépare puisqu’on va fusionner trois ligues (Auvergne, le Lyonnais et Dauphiné-Savoie, ndlr). La Haute-Loire va être toute petite mais pas inefficace pour autant », explique Roland Lonjon. La mutualisation des moyens est une réelle solution pour lui « sinon des clubs vont disparaitre ».

Pour un ensemble de jeux de raquettes Le département compte 19 courts couverts, mais 75 % des clubs altiligériens n’en ont pas (contre 44 % au niveau de l’Auvergne). Depuis plusieurs années, Roland Lonjon réclame un centre départemental puisque « dans les raisons pour lesquelles les gens désertent les courts de tennis, il y a le souci des infrastructures ». Le président a conscience des enjeux financiers : « On sait que les collectivités ont du mal à se projeter sur ce type de projet, en même temps, nous poussons pour un ensemble de jeux de raquettes ».
De nouvelles infrastructures pourraient permettre une meilleure pratique du sport et, par conséquent, de repérer les jeunes talents : 


Marion Bartoli de retour à Retournac ?
Roland Lonjon a revu la célèbre Marion Bartoli il y a peu. Il revient sur l'actualité de la joueuse altiligérienne, désormais créatrice dans le milieu de la mode : 

A attendant le retour de la championne, les jeunes passionnés de la petite balle jaune peuvent toujours s'entraîner en rêvant de, peut-être, fouler les courts du Grand Chelem.

Emma Jouve

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