À St-Paulien, les associations auront un toit avant l'été

mar 06/02/2018 - 12:29 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:51

Les travaux de réhabilitation vont bon train à l'usine Bongiraud de Saint-Paulien. Rachetée par la commune il y a une quinzaine d'années, les travaux de réhabilitation ont débuté en 2014 et le chantier devrait être livré mi 2018, selon les élus en visite en début janvier sur le site.
En attendant, les associations sont éparpillées dans divers locaux de la commune mais "à terme, elles seront toutes concentrées ici dans une véritable maison, ou plutôt une usine des associations", s'amuse l'ancien maire et sénateur de la Haute-Loire Laurent Duplomb.

Près d'un siècle d'entreprenariat et jusqu'à 300 salariés dans l'usine
L'entreprise prend son envol au début du siècle dernier et propose la célèbre dentelle destinée à des marchands qui approvisionnent les toilettes parisiennes. Lorsque le marché de la dentelle s'essoufle, l'usine s'oriente vers la bonneterie. De 1932 à 1999, elle a produit des pulls pour hommes, femmes et enfants, mais aussi des robes, des jupes, des tailleurs et des vestes. 
En 1990, l'usine employait 300 personnes mais en 1999, au terme de nombreuses crises deu textile, c'est la fin de l'aventure et l'usine de Saint-Paulien est contrainte de mettre la clef sous la porte, avec un dépôt de bilan et une liquidation judiciaire.

"Le patrimoine sera préservé grâce à cette réhabilitation"
C'est ce dont se félicite Laurent Duplomb, qui ajoute : "lorsque la commune a pu acheter les locaux, il y a déjà quelques années, elle l'a aussitôt fait". Les travaux ont été amorcés en 2014 pour la réhabilitation des 4 000 m² que comprend l'anceinne usine. Le chantier devrait être livré mi 2018. "On réaménage pour 1,2 million d'euros d'investissement la totalité des surfaces pour que chaque association, par rapport à ses spécificités, puisse avoir un local qui lui corresponde", ponctue le nouveau sénateur.
À l'intérieur du bâtiment, plusieurs projets cohabitent : une partie correspond à une forme de pépinière d'entreprises "et ça nous a déjà servi", souligne l'ancien maire, "puisque l'entreprise MCC, par exemple, qui a connu une formidable expansion et qui est aujourd'hui située sur la zone de Nolhac, elle a débuté son développement ici, dans l'usine Bongiraud une première fois et même une deuxième lorsqu'ils ont agrandi".

Toutes les associations seront regroupées dans l'ancienne usine
La deuxième partie de l'aménagement de l'usine Bongiraud s'est faite en plusieurs étapes : d'abord un aménagement mené par la commune pour agencer des espaces pour le groupe artistique et musical (GAM) des Portes d'Auvergne, qui peut ainsi proposer des cours de danse depuis déjà plusieurs années. 
La seconde phase se déroule en ce moment et concerne plus globalement l'ensemble de l'espace de l'usine. La réhabilitation porte sur la totalité de la surface de l'ancienne usine Bongiraud dans laquelle toutes les associations seront regroupées. Notons qu'elles étaient déjà hébergées dans l'usine mais dans des conditions de logement qui n'étaient pas spécialement acceptables tant pour la sécurité que pour le bon déroulement de leurs activités. Durant les travaux, les associations sont éparpillées dans divers locaux de la commune.

Des aménagements et de nouveaux logements dans le bourg ?
Lors de cette visite ouverte à la presse, il a également été question des aménagements dans le bourg de Saint-Paulien, comme l'explique brièvement l'ancien maire et sénateur Laurent Duplomb. 
En quoi vont consister ces aménagements ? Du fleurissement ? De nouveaux logements en centre bourg et pas seulement en périphérie ? 


Saint-Paulien, secteur pivot et stratégique de la nouvelle agglo ?

"Par le passé, la Région ne s'occupait que des grosses communes et donnait le sentiment de passer à côté de tous les villages et petites communes qui font aussi la force de la Haute-Loire", a déclaré le Président de Région Laurent Wauquiez.
Pour illustrer son propos et le virage qu'il a souhaité amorcer dans ce registre, il était le 10 janvier dernier à Saint-Paulien et après avoir annoncé que les 70 chalets de la commune, tombés en ruine après une arnaque de grande ampleur allaient être réhabilités, il s'est félicité des travaux de l'usine Bongiraud. "C'est un superbe projet et sans l'aide de la Région, il ne serait pas sorti de terre", a-t-il déclaré alors que la collectivité qu'il préside participe à hauteur de 281 700 euros.

Maxime Pitavy

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