Si l'eau semble parfois sale, elle est de bonne facture en Haute-Loire

jeu 20/07/2017 - 17:39 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:47

Depuis 1993, le Conseil Général de la Haute-Loire (aujourd'hui conseil départemental), par l'intermédiaire du Service d'assistance technique à l'eau et à l'assainissement (SATEA), assure la gestion d'un réseau départemental de suivi de la qualité des cours d'eau du département.
En 2016, ce sont 50 sites de mesures localisés principalement sur les cours majeurs de Haute-Loire (l'Allier, le Lignon et la Loire) qui ont été examinés. Chaque site a donné lieu à six campagnes de mesures (quatre entre mai et septembre) : globalement, 371 prélèvements ont été réalisés.

60 % de stations d'épuration en plus en 16 ans
Le premier constat est que depuis plusieurs années, on note une stabilité avec une légère amélioration des cours d'eau. Les explications sont multiples. "Il y a plus de stations d'épuration communales ou d'entreprises, la pratique agricole est davantage cadrée également", relève Michel Joubert, Président de l'agglo du Puy et conseiller départemental en charge de l'agriculture, de l'environnement et de la ruralité.
Il faut dire que le département, l'Agence de l'eau et les communes ont beaucoup investi ces dernières années à cet effet : la Haute-Loire comptait 381 stations de collectivité en service en 2000, contre 605 en 2015, soit une augmentation de 60 % en 16 ans. "Des efforts qui portent leurs fruits", se félicite l'élu, alors qu'en parrallèle, les taxes ont augmenté sur les factuers du contribuable.

97 % des eaux étudiées de bonne facture
En 2016, 1 571 classes de qualité ont été déterminées. 1 509 d'entre elles sont de bonne facture, soit 97 %, avec 68 % de très bonne qualité et 29 % de bonne qualité. Concernant les indicateurs de la qualité physico-chimique, on souligne les très bonnes qualités, majoritairement mises en évidence pour les altérations "matières organiques et oxydables", "matières azotées", "effets des proliférations végétales" et même "matières phosphorées". L'altération "nitrates" présente des qualités majoritairement bonnes.

Une eau sale n'est pas forcément de mauvaise qualité ?
Jean-Luc Ramin est le directeur du Service d'assistance technique à l'eau et à l'assainissement (SATEA). On constate une perception négative des usagers car parfois, l'eau est sale d'apparence, ce qui ne signifie pas pour autant qu'elle soit de mauvaise qualité ? Comment se traduit visuellement la présence de diatomées ?

La Haute-Loire, petit territoire, peu dense et peu industrialisé, est-elle préservée ? Les efforts des collectivités sont-ils si simportants ?
Jean-Luc Ramin est le directeur du Service d'assistance technique à l'eau et à l'assainissement (SATEA). Le bilan est globalement très bon pour la qualité de l'eau en Haute-Loire. Est-on préservé par le fait d'être un petit territoire, peu dense et peu industrialisé ? Les évolutions positives que l'on constate sont-elles liées aux efforts des collectivités ?


Maxime Pitavy

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