Sénatoriales : fin du 'suspens' dimanche pour les deux sièges de Haute-Loire

jeu 21/09/2017 - 12:55 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:48

On ne peut pas dire que le suspens soit insoutenable pour ces élections sénatoriales, où la droite devrait logiquement s'accaparer les deux sièges du Palais du luxembourg.

Les favoris
Le sénateur sortant Olivier Cigolotti est candidat à sa propre succession. Il avait été élu en cours de mandat lors d'une partielle suite à la démission de Jean Boyer en 2014. Il se présente sans étiquette alors qu'il siège dans le groupe "Union centriste" jusqu'à présent.
Laurent Duplomb devrait logiquement briguer le second siège de sénateur de la Haute-Loire et ainsi succéder à Gérard Roche, qui n'a pas souhaité se représenter. Président de la chambre d'agriculture, il peut compter sur l'appui de nombreux maires de communes rurales.
Sa patience devrait payer : candidat aux législatives de 2007, il souhaitait retenter sa chance en 2012 mais c'est Jean-pierre Vigier qui avait été choisi pour représenter la droite. Il avait alors obtenu la garantie que son tour viendrait. C'est chose faite.

Les outsiders
On voit mal comment les autres candidats pourraient créer la surprise dans un scrutin qui voit les seuls grands électeurs désigner les élus. Ils sont 731 dans le département, qui penche naturellement à droite, et le carton plein des municipales de 2014 n'a pas rééquilibré la balance.
Le dernier socialiste de Haute-Loire à avoir siégé au Palais du Luxembourg était René Chazel (de 1974 à 1983). La mission semble donc mal engagée pour Patrice Douix, qui s'est présenté à la presse début septembre. Le candidat de la majorité présidentielle de la république En Marche est Serge-Pierre Mondani, le maire de St-Beauzire, que nous avions reçu dans le Scan en novembre 2016. Après la fin des contrats aidés et la baisse des dotations de l'Etat, les grands électeurs devraient se détourner de sa candidature.
Enfin Aurore Arnaud, éducatrice sportive demeurant à Saint-Préjet-d'Allier, représentera le Front National. Elle avait déjà été candidate aux dernières  législatives sur la deuxième circonscription. Elle avait obtenu 8 % des suffrages. Là encore, les grands électeurs sont traditionnellement peu enclins à confier leur voix à l'extrême droite, ses chances sont donc limitées.

La survie de certains groupes politiques est en jeu
On pense en premier lieu au Parti Socialiste, qui compte aujourd'hui 86 sièges et qui a été décimé aux législatives. Le groupe Union Centriste en compte 42, Les Républicains 142 . Viennent ensuite La République En Marche (29), le groupe communiste (18) et celui du Rassemblement Démocratique et Social européen (16). Notons que 13 sénateurs ne figurent sur aucune liste.
Les sièges de 170 sénateurs sur les 348 de la Haute Assemblée seront renouvelés pour un mandat de six ans. Au moins 10 sièges de sénateur sont nécessaires pour former un groupe politique au Sénat. Pour la première fois de l’histoire de la Ve République, les élections législatives, sénatoriales et la présidentielle se déroulent la même année. Comme il n'y a que deux sièges à pourvoir, les sénateurs seront élus au scrutin majoritaire à deux tours en Haute-Loire. En cas de deuxième tour, le dépouillement se terminera à 19h. Sinon, on devrait connaître les deux sénateurs de Haute-Loire à la pause méridienne, le dépouillement du premier tour prenant fin à 12h.
 

Maxime Pitavy

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