Salon de l'aromathérapie : la verveine en odeur de sainteté

dim 27/11/2016 - 12:39 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:44

« À l’approche de l’hiver, je préfère un peu d’huile essentielle sur mon sucre, plutôt que de prendre des antibiotiques », c’est le parti pris de Josiane, 50 ans, du Puy-en-Velay, qui ne savait plus où donner du nez parmi les exposants de ce premier salon de l’aromathérapie ce samedi 26 novembre 2016 à l'Hôtel du Département.
Les vertus de cette alternative thérapeutique séduisent de plus en plus et le marché se porte plutôt pas mal. Pour preuve, la présence sur le site de l'ESAT (établissement et service d'aide par le travail) de Langeac, dont les travailleurs ont décroché un contrat de sous-traitance dans ce secteur, signe d’un débouché économique pérenne.
Novice en la matière, Claire, 62 ans, d'Espaly, ne demande qu’à connaître : « J’en avais de vagues notions et je voulais en savoir plus. Mais je sais qu’il y a aussi une dimension commerciale et je pense que les professionnels sont moins dans ce souci de vente mais plus de faire connaître leur produit, lors d’un salon. Ce qui fait que je me sens plus en confiance et prête à entendre leurs arguments. »

----1 425 visiteurs sont venus rencontrer les professionnels de la filière et 804 personnes ont voté pour leur parfum préféré. And the winner is... le parfum n° 1, une fragrance fraîche aux senteurs de verveine citronnée et Douglas. Le Département informera bientôt pour savoir où se le procurer.
-----La verveine, une valeur locale très sûre
Intiative très originale que cette élection du Parfum de la Haute-Loire, moment clé de ce salon, et près de 800 personnes se sont prêtées au jeu. Il s’agissait de détecter quelles fragrances évoquaient le plus la Haute-Loire, parmi six propositions élaborées à partir des quelque mille réponses au questionnaire lancé en ligne l'été dernier. Et ce n’est pas une surprise de découvrir que le parfum qui a eu la faveur des suffrages renferme des notes de verveine.
Mais tout le monde n’a pas le nez aiguisé et Grégoire, Ponot de 38 ans, est totalement perplexe après avoir passé en revue nasale les différentes propositions : «  Je reconnais des odeurs exotiques, sucrées, mais pas ma Haute-Loire ! »
Évidemment, les notes sont subtiles et il serait un peu abusif de considérer qu’un chasseur coquet ait pu dénicher, dans les travées du salon, la perle rare en termes d’eau de toilette évoquant les sous-bois.
Mais avec un peu d’imagination, de poésie et de fantaisie, on pouvait aisément comprendre la pertinence de ce parfum enchanteur, comme le sont ceux que l’on peut croiser furtivement en parcourant la nature du département.

J.J.

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