Retour en photo sur le rassemblement ponot contre l'attentat à Charlie Hebdo

mer 07/01/2015 - 20:50 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:32

Une nouvelle fusillade a éclaté, peu avant 8h, à Montrouge, dans le Sud de Paris. Un agent de voirie a été grièvement blessé, deux policiers municipaux ont été blessés et un suspect a été interpellé. Il était vêtu d'un gilet part-balle et équippé d'un fusil mitrailleur. On ignore pour l'instant s'il a agit seul et s'il a un lien avec l'attentat contre Charlie Hebdo.
Par ailleurs, sept autres personnes ont été placées en garde à vue hier soir. Des hommes et des femmes. Il s'agit de membres de l'entourage des deux principaux suspects, qui courent toujours. Quatre personnes ont été arrêtées à Reims, une dernière à Genevilliers et deux à Charleville-Mézière, dans les Ardennes, dont un des trois suspects de la fusillade, âgé de 18 ans et beau-frère des deux principaux suspects, qui s'est rendu de lui-même au commissariat quand il a appris qu'il faisait partie des suspects.

----Appel à témoins national
Un numéro vert a été activé par la police judiciaire pour recueillir tout témoignage : 08 05 02 17 17.-----Par contre, un appel à témoins est lancé pour retrouver Chérif et Said Kouachi. Âgés de 32 et 34 ans, les deux frères sont soupçonnés d'être les auteurs du carnage qui a fait 12 morts et 11 blessés ce mercredi. Parmi les victimes : deux policiers, les dessinateurs Cabu, Wolinski, Tignous, Honoré et Charb, mais aussi un Clermontois venu rencontrer Cabu : Michel Renaud était le président du festival Carnet de voyage. Le trésorier, Gérard Gaillard, était présent aussi, mais a eu le temps de se jeter au sol et s'en sort indemne mais choqué. Avant de s’enfuir en voiture, les assaillants ont crié « on a vengé le prophète, on a tué Charlie hebdo ».

L'appel au rassemblement et au recueillement avait été lancé par le club de la presse et de la communication de Haute-Loire ce mercredi 7 janvier 2015, en début d'après-midi. A 18h30, une foule s'est ammassée devant la préfecture, au Puy-en-Velay. Pour l'ensemble des journalistes présents, ce fut une agréable surprise de voir l'importante mobilisation au Puy-en-Velay. "Ils voulaient mettre la France à genoux, la voici debout", a-t-on même entendu.
Selon les renseignements généraux, environ 600 personnes ont répondu présent à cet appel de solidarité afin de rendre hommages aux victimes de cet attentat, mais aussi pour rappeler l'importance de la liberté d'expression.

Moins d'une heure après cette attaque, le plan Vigipirate a été élevé au plus haut niveau en Ile de France. Le président Hollande a décrété une journée de deuil national ce jeudi. Une minute de silence sera respectée à midi dans les écoles et les services publics. Les drapeaux sont en berne depuis ce mercredi soir et le resteront pendant les trois prochains jours.

Les Français n'ont pas attendu les déclarations officielles pour montrer leur indignation. Les réseaux sociaux ont été inondés de messages de soutien avec le hashtag "je suis Charlie".  Des rassemblements se sont spontanément organisés dans tout le pays... Plus de 100 000 personnes sont descendues dans la rue pour défendre la liberté d'expression : à Paris, Lyon, Bordeaux, Rennes, Biarritz... et donc Le Puy-en-Velay également. Et ces cortèges ont dépassé les frontières françaises jusqu’à Londres, Berlin, Genève, New-York, Washington ou encore Montréal et Québec.

Tout au long de la journée, les réactions politiques se sont multipliées. On retiendra le discours, en français, de John Kerry, le secrétaire d'Etat américain. Parmi les personnalités de Haute-Loire qui font part de leur émotion : Laurent Wauquiez, Jean-Pierre Vigier, René Souchon, Laurent Johanny, Jean-Pierre Marcon, mais aussi des sportifs sur leurs comptes Twitter : Sidney Govou, Jérémy Perbet, Marion Bartoli...

Cette mobilisation n’est pas prête de s'éteindre. Samedi, une marche républicaine est déjà prévue à Paris. D'autres vont certainement suivre. Au Puy, un groupe Facebook appelle à se rassembler samedi à 15h devant le lycée Simone Weil pour un défilé à travers la ville. Mais les organisateurs doivent encore demander l'autorisation de manifestation. Ils comptent le faire ce jeudi.

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