Régis Marcon, ambassadeur de l'année de la gastronomie ?

ven 11/12/2020 - 12:00 , Mise à jour le 11/12/2020 à 12:00

Mercredi 25 novembre, le 1er ministre Jean Castex a annoncé l'année 2021, celle de la gastronomie. Régis Marcon, notre chef étoilé mondialement connu, pourrait-il en être désigné le pilote ?

Dans son allocution sur le sujet, le 1er ministre Jean Castex a  précisé qu'une personnalité qualifiée serait chargée de faire de l’année à venir, celle de la gastronomie. Objectif ? Tenter de ressusciter une filière terrassée par la crise du Covid. Le grand chef Régis Marcon a prouvé qu’il pouvait travailler avec ce gouvernement dans le dossier de l’apprentissage. Il est donc envisageable que son nom soit cité aux côtés de ceux d' Alain Ducasse ou de Philippe Etchebest.

Avez-vous été contacté pour devenir la personnalité qui préparera l’année de la gastronomie annoncée par le 1er ministre mercredi ?

R. Marcon : « J’ai entendu cette proposition de Jean Castex mais pour le moment je peux vous dire que non, personne ne m’a appelé ».

Seriez-vous prêts à vous engager si on vous en fait la proposition ?

« Oui, bien sûr, les restaurants, quelle que soit leur typologie, ont tous énormément souffert, et pas seulement eux. C’est toute la filière qui souffre, les producteurs mais aussi tous les prestataires périphériques. Alors, c’est vrai qu’il faut faire quelque chose. Si on me proposait la mission, je poserais des conditions car ce n’est pas la première fois que l'on me prospecte pour ce type d’opérations qui ne sont à la fin que des opérations de communication. La communication est parfois utile mais là, le danger est trop important pour cette filière, il n’y a plus de temps à perdre ».

Plusieurs noms ont circulé comme celui du chef Etchebest qui a pris la tête de la fronde, qu’en pensez-vous ?

« C’est ce que je vous disais, si cette année de la gastronomie doit avoir un sens et une utilité réelle, ce n’est certainement pas par le poids médiatique d’une personnalité, quelles que soient ses qualités ».

Ces personnalités sont-elles donc trop exposées à votre avis ?

« Je connais bien Philippe qui fait beaucoup pour la profession à la télévision et ailleurs comme tous les chefs médiatiques. Je n’ai pas un avis aussi tranché mais ce que je pense c’est que pour que cette opération ait une chance de réussir, elle ne doit pas s’occuper que de la cuisine gastronomique mais doit avoir une vision d’ensemble des problèmes de nos métiers. Il faudra, à mon avis, que cette personnalité soit une personnalité expérimentée et consensuelle qui soit choisie ».

C’est un peu votre portrait non ?

« Je n’ai pas été contacté mais si on me le demande, pourquoi pas. Mais ce sera sur un plan d'ensemble. Je dirais qu’il faudrait pour la cuisine et la restauration une sorte de plan Marshall ».

 

Entretien conduit par T.C.

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