Radar météo de Sembadel : une éclaircie dans le conflit

mer 16/09/2015 - 14:37 , Mise à jour le 16/09/2015 à 14:37

Nous avions évoqué dans nos articles du 28 avril et du 11 juin 2015 la polémique suscitée par le projet d’abattage de 200 hectares de forêt à Sembadel, autour du radar météo, pour éliminer le « masque forestier » qui gêne son fonctionnement. Nous faisons le point aujourd’hui sur une situation délicate.

Pourquoi un radar à Sembadel ?
C’est la volonté de Météo France de mettre en œuvre une couverture radar nationale destinée à assurer la prévision des pluies et des épisodes météorologiques à court terme, comme les crues de la Loire. Ainsi le site de Sembadel a été choisi car il permet de couvrir, avec ceux de Nîmes et Bollène, la surveillance de la région Cévennes-Vivarais. Le choix du milieu montagneux est destiné à assurer une meilleure visibilité.

Les obligations initiales
Implantée au cœur d’un vieux massif forestier, des servitudes sont imposées aux 150 propriétaires des bois, aucun obstacle ne doit dépasser la cote de 1141,5 mètres dans le rayon du champ d’action immédiat de l’appareil, soit 2 km.

Quel est le problème ?
Malgré sa modernisation en 2013, le radar ne fonctionne pas de manière optimale, car la forêt gêne l’émission des ondes permettant de contrôler les précipitations. Jusque-là, malgré la présence des arbres, le fonctionnement était assuré grâce à un système de correction que l'évolution a rendu obsolète. Les techniciens de la Direction départementale des Territoires et de Météo France ont proposé de dégager la visibilité du radar par le biais d’une série de coupes, représentant un peu plus de 200 hectares. Cette option avait déclenché une vive opposition de la part des propriétaires et du maire de Sembadel car les conséquences auraient été particulièrement importantes en termes de destruction du biotope, de l’environnement paysager et du patrimoine forestier.

Des avancées positives
Le maire de Sembadel, Roland Gobet, qui s’était déplacé en juin au ministère de l’environnement, accompagné et soutenu par le député Jean-Pierre Vigier, se réjouit : « Suite aux engagements pris lors de la visite du site par le préfet et le sous-préfet, nous avons eu la confirmation officielle de la préfecture qu’il n’y aura pas de coupe à blanc de 200 hectares, ni même de coupe rase sur le secteur. Le masque arbustif immédiat a été supprimé, avec l’accord des propriétaires, et Météo France s’est engagée à faire des mesures de propagation pour vérifier l’incidence de la coupe effectuée. D’autre part, le ministère de l’environnement a proposé une série d’études visant à trouver une solution palliative à la suppression du couvert forestier, comme par exemple la surélévation de la tour ».
Aujourd’hui, le dialogue avec les pouvoirs publics a permis d’éviter le conflit, même si la question de « la boule météo », comme l’appellent les riverains, n’est pas définitivement réglée.

N.S.

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