Quelles questions poseriez-vous aux hôteliers et restaurateurs de Haute-Loire ?

lun 13/03/2017 - 18:57 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:45

L'Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (UMIH 43) s'est réunie récemment. Les adhérents ont partagé leurs objectifs et leurs craintes en cette nouvelle année 2017. Au coeur des débats, l'inclusion des professionnels du secteur dans la question du tourisme et la concurrence des hébergements alternatifs comme Airbnb.

En préambule de son assemblée générale annuelle en ce mois de mars, l'UMIH 43 a fait part de certaines des questions clé pour le secteur de la restauration et de l'hôtellerie pour cette année. Un grand "cheval de bataille" pour l'association est sans nul doute l'organisation du tourisme en Haute-Loire, comme l'explique Denis Gagne, le président du groupe départemental. En effet, l'actualité touristique sera riche en 2017 sur le bassin du Puy et en Haute-Loire, avec le passage du Tour de France, le festival des Nuits de Saint-Jacques et l'opération "Puy de Lumières", qui proposera un spectacle pour illuminer les soirées d'été.

Pourvu que tous les visiteurs trouvent à se loger
Emmanuel Crespy, hôtelier et élu de la Chambre de Commerce et d'Industrie, se réjouit de l'inclusion des professionnels de son secteur dans ces discussions. Jean-François Exbrayat, gérant d'une brasserie, le rejoint et rappelle que l'argent investi dans le tourisme se retrouve sur les commerces. Il en appelle donc à ses collègues du centre-ville du Puy : "soyez prêts à recevoir. Cette saison est une opportunité, faisons en sorte qu'elle soit belle!"

L'uberisation inquiète
Le problème n'est pas spécifique au département, loin de là, mais Emmanuel Crespy constate que le site Airbnb propose environ 400 offres d'hébergement, ce qui correspond à peu près à l'offre hôtelière et constitue donc une concurrence tenace. De plus, l'attractivité touristique des zones rurales françaises dépend en partie de son offre intéressante en matière de bistrot et de restaurants, symboles de la gastronomie et de la culture de table du pays. L'hôtelier déplore également le manque de réglementation du secteur et confie que quelques petits hôtels du Puy se questionnent sur la poursuite de leur activité. Même si la déclaration de revenus sera obligatoire pour Airbnb France d'ici 2019, cette uberisation de l'activité commerciale crée, selon l'UMIH, un vrai risque de destruction d'emplois pérennes dans le secteur. 
Les hôtels, restaurants et cafés du département attendent donc beaucoup de cette saison touristique et espèrent voir la profesionnalisation des hébergements alternatifs mieux réglementée. 

Et l'alcool ?
Sur les routes, l’alcool est en cause dans un tiers des décès en Haute-Loire. Alors la préfecture a réuni les professionnels des débits de boisson début février. Vous aurez peut-être entendu dans les médias qu’il était question d’arrêter la vente d’alcool une heure avant la fermeture dans les bars de nuit. Ce n’est pas acté. Denis Gagne fait un point d’étape.

Denis Gagne dénonce aussi la stigmatisation des bars et des boîtes de nuit, alors qu'il estime qu'un vrai travail de sensibilisation et de formation est fait auprès des professionnels du secteur. Hervé Becam, vice-président confédéral de l'UMIH, souligne aussi que seul 8% de la consommation d'alcool se fait dans les bars, hôtels et restaurants et que l'organisme collabore régulièrement avec d'autres instances sur la prévention, la sécurité routière ou les nuisances sonores.

----L'abus d'alcool est dangereux pour la santé-----Jean-François Exbrayat évoque d'ailleurs la rue Vibert, en centre-ville du Puy, qui après avoir été longtemps stigmatisée, est devenue, selon lui, un bel exemple de vivre ensemble avec des concerts, un défilé de mode et une semi piétonisation. "On peut divertir les gens en respectant les habitants et ça le montre bien. On est des vrais professionnels, des vrais commerçants et on développe le centre-ville en toute responsabilité" explique-t-il. Le débat reste donc ouvert, mais l'UMIH continue son travail de colloboration et souligne que le secteur n'est pas seul responsable de problèmes liés à l'alcool et à la sécurité routière.

Où manger dehors le dimanche ?

Avez-vous déjà essayé de trouver un restaurant ouvert le dimanche au Puy ? Ils se comptent sur les doigts d’une main. L’Union des métiers de l'industrie hôtellière a fait sont assemblée générale lundi. On en a profité pour demander pourquoi si peu de restaurants ouvraient le dimanche. Denis Gagne en est le président. Il tient le bowling à St-Christophe sur Dolaizon. Sa réponse.


 T.N.

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