La jeunesse altiligérienne célèbre l’art du cocktail sans alcool
Amateurs de pêche, cinéphiles ou passionnés de paysages bucoliques : le RISE Festival est fait pour vous. L’événement se déroule ce vendredi 13 mars dans les salles obscures du Ciné Dyke, au Puy-en-Velay.
Le RISE Festival fait son grand retour après un an d’absence. Le festival cinématographique qui a pris ses inspirations au bord des cours d'eau de la Haute-Loire fête sa 20e année d'existence.
« On a toujours une majorité de films qui sont porteurs de messages, souvent liés au développement de territoire à travers une activité de pleine nature, l'activité de la pêche. » Jean-Baptiste Faure
La pêche à la mouche pour raconter des histoires
Le RISE Festival est un rendez-vous international du film de pêche à la mouche. Né au Puy-en-Velay en 2006, à l’initiative de Pierre Monatte, il s’est imposé et développé sur le territoire français, mais aussi au-delà des frontières, avec des séances organisées en Suisse et en Belgique.
La soirée se compose de six projections de courts métrages. Loin d’être un guide technique de pêche à la mouche, le festival met en avant des histoires de vie, des aventures et aborde aussi des sujets environnementaux à travers des images travaillées et des paysages authentiques. « À travers la pêche à la mouche, on raconte l'histoire de personnes, on raconte des histoires d'amitié, d'exploration, de découverte, mais également des messages liés à la préservation des milieux » explique Jean-Baptiste Faure, membre de l'organisation du Rise Festival.
A la croisée des chemins
Entre histoires de vie et images à couper le souffle, ces courts métrages mettent en lumière la beauté des paysages, la pratique de la pêche à la mouche, tout en insufflant des messages inspirants. Le film "Carried by the curren : the Jane projet " revisite « la pêche à la mouche en mode thérapie » explique Jean-Baptiste Faure. Le film se déroule au cours d'une retraite de femmes atteintes du cancer du sein, les images prennent vie et célèbrent les liens qui les unissent pour la guérison.
Un autre aspect important du festival est la sensibilisation à la protection de l’environnement. Plusieurs films abordent la préservation des rivières, des poissons et des milieux aquatiques. Par exemple, le film " Que coule la Pliva " consacre son sujet à la mobilisation locale contre un projet de barrage hydroélectrique en Bosnie, qui pourrait menacer l’écosystème.
Un festival qui s’exporte dans le monde
En 2025, le festival a pris une nouvelle dimension internationale en traversant l’Atlantique grâce à une association avec le Fly Fishing Film Tour (FFFT), venu tout droit des États-Unis. Cette collaboration permet la diffusion de films issus de festivals américains et offre également aux productions françaises l’opportunité d’être programmées outre-Atlantique.
Six films projetés
An American Fly Fishing Dream, réalisé par Mathias Parre
Inconnu, réalisé par Jérôme Charest
Que coule la Pliva, réalisé par BFT Média et Grégory Dolet. Ce film a reçu le soutien du RISE Festival grâce à l’attribution d’une bourse.
Return of the Guide : Jurassic Lake, réalisé par R.A. Beattie
Rooster Fly Project, réalisé par Joe Gugino
Le public joue également un rôle important dans le festival. Les spectateurs de toutes les salles participantes en France, en Suisse et en Belgique peuvent voter pour leur film préféré afin de décerner le prix du public.
En soutien aux créateurs
L’association reverse une partie des bénéfices du festival sous forme de bourses destinées à soutenir de futurs projets de films. Ces aides peuvent atteindre la somme de 1 000 euros et sont attribuées sur dossier à des réalisateurs ou producteurs, souvent amateurs, qui respectent le cahier des charges du concours. Jean-Baptiste Faure explique « il faut que les images soient belles, mais il faut que ça raconte quelque chose» soulignant les exigences du concours et encourageant de nouveaux participants.
Enfin, le festival s’adresse aux passionnés de pêche, mais pas seulement, comme l'explique Jean-Baptiste « on a de plus en plus de gens qui ne sont pas pêcheurs, souvent des accompagnants qui viennent un peu à reculons parce que justement, ils accompagnent le ou la conjoint(e) qui pêche, durant l'activité qui n'est pas forcément la leur, et en général, ils ressortent plutôt surpris. »
Un terrain de jeu tout trouvé
Les rivières sauvages et préservées de la Haute-Loire, comme l’Allier et la Loire, attirent chaque année des passionnés venus de toute la France et d’ailleurs. En collaboration avec Haute-Loire Attractivité, le projet se construit collectivement. Steeve Colin, moniteur-guide de pêche, veille notamment au bon déroulement du festival. Ensemble, ils mettent en lumière la richesse naturelle du département et de son offre plein air, tout en valorisant la pratique de la pêche à la mouche, à la fois technique et contemplative.
Les films permettent de voyager pendant deux heures à travers des paysages spectaculaires et de découvrir des histoires humaines et environnementales. Le prix d’entrée est de 12 euros. Plus d'infos sur leur site.