Pourquoi le projet Green Park fait-il débat à Brives ?

mer 05/09/2018 - 12:16 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:54

Cette riveraine a intitulé son courriel : "Massacre à la tronçonneuse à Brives-Charensac, il est encore temps de l'éviter !" Au fil des lignes qui suivent, elle s'inquiète du sort réservé aux arbres centenaires plantés le long de l'avenue Charles Dupuy, à l'endroit même où une résidence haut de gamme poussera dans les mois à venir, entre la promenade de la Loire et la voie verte de Brives-Charensac. "Il nous est apparu urgent d'agir pour sauver cette magnifique allée aux arbres centenaires qui fait partie d'un patrimoine irremplaçable. Malgré le fait que la mairie de Brives soit informée, aucune intervention auprès du propriétaire et du promoteur n'a été apparement entreprise", précise-t-elle. Ce à quoi, Jean-Paul Bringer, adjoint au mairie de Brives-Charensac en charge des dossiers de rénovation, conception et réalisation de bâtiments, des espaces verts ainsi que des travaux de voirie ; répond : "Nous avons rencontré les personnes à l'origine de ce projet et leur avons affirmé notre souhait de garder un maximum d'arbres."
Un souhait entendu
Le projet initial de Laure et Fabrice Liogier, était d'acheter une maison à rénover sur un terrain de 2 000m² au coeur du parc arboré de Brives-Charensac. "Puis, nous avons décidé d'acquérir l'ensemble du terrain (soit 7 613m², Ndlr) pour éviter de voir un jour se construire un immeuble juste à côté de notre maison", précise Laure Liogier. C'est ainsi qu'est né Green Park, un lotissement partagé en 14 lots. "Respectueuse de l’environnement, cette future résidence haut de gamme prévoit la construction de 14 maisons contemporaines, et a été soigneusement pensée afin de conserver la majeure partie des arbres centenaires présents sur le terrain", peut-on lire dans le dossier de présentation du programme immobilier confié à La Compagnie de construction basée dans le Rhône.
"Arrachés, mais pas abattus, ils seront replantés"
"Conserver la majeure partie des arbres...", concrètement, qu'est-ce que cela veut dire ? "Les travaux de voirie dont nous sommes en charge via notre société Cap Projet +, ne prévoient pas l'abattage de la première rangée de tilleuls. Quelques-uns sur la deuxième rangée, qui se trouvent sur la zone de construction pourraient être arrachés, mais cela dépendra du projet du constructeur. Un ou deux arbres à l'intérieur du parc vont être arrachés, mais pas abattus, ils seront replantés", détaille Laure Liogier. Et de reprendre : "Cela fait un an et demi que nous réfléchissons pour garder le plus de verdure possible, c'est d'ailleurs ce qui nous a plu quand nous avons acheté. La personne qui nous accuse ne connait pas le projet et aurait dû s'adresser à nous directement plutôt que de diffuser une fausse information."
Stéphanie Marin

À découvrir

Contenus sponsorisés

Vos commentaires

Se connecter ou s'inscrire pour poster un commentaire