Poune de Gabin : « MursMurs d’Images » à l’oreille des Ponots

dim 28/05/2017 - 23:23 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:45

Il est devenu une figure locale en accéléré, ce Poune de Gabin. Il a percé les entre-soi ponots et apporte un peu de sel dans cette ville, austère à certains égards. Le lot de toutes les vieilles cités oubliées un temps par l’histoire.
Mais parfois s'exprime un œil neuf, qui décide d’octroyer à qui bon lui semble – et aussi au gré des hasards – son quart d’heure de gloire warholien.
Un laps de temps qui devient très extensible sous l’effet de la baguette magique de Poune de Gabin, le photographe qui est l'auteur des nombreuses photographies affichées ça et là : l’expo est partie pour durer presque indéfiniment et les 47 clichés offrent partout leur supplément d’âme.

Soutien de mécènes
Ces photos apposent même un peu de poésie sur les anciennes pissotières de la place Cadelade. Amusant d’aller à leur recherche pour la première fois, ou d’emmener des amis de passage les découvrir.
Le baiser, sous l’œil réprobateur de l’ecclésiastique qui passe, La partie de cartes ou Rabaste : les « MursMurs d’Images » ont pris place sur les façades des immeubles cossus ou non de la ville.
Une opération qui a eu le concours et le feu-vert de la municipalité, mais aussi le soutien de mécènes : « Henri Bonnet, Hugues Hortefeux et Antoine Wassner ont cru en ce projet. Ils ont intégralement permis aux artistes que nous sommes d’offrir ces clichés à la ville du Puy », se félicite Poune de Gabin.

Pas un miroir déformant
Si vous tendez l’oreille, celui-ci vous parle de sa vie bien remplie, où il a fallu récemment qu’il se reconstruise, après une « grave maladie »  qui l’a fait revenir au Puy. Trois ans de réapprentissage avant qu’il n’amorce le projet qui aboutit aujourd’hui.
Avant ces sérieux ennuis de santé, le photographe a eu une vie très fournie, souvent vécue à cent à l’heure, où toutes les acceptions du mot légende se vérifient.
Mais de toutes les histoires que nous raconte Poune de Gabin, les plus belles sont celles qui se vivent à travers ses clichés. Des clichés qui parlent des Ponots, en les mettant en scène tels qu’on les voit tous les jours, mais jusqu’ici sans vraiment les voir. Des Ponots que l’on connaît, mais à qui on ne dit pas bonjour, ou que l’on ne connaît que très peu, mais qu’on salue tout de même.
Les photos de Poune de Gabin n’offrent pas un miroir déformant, à la cité, mais un miroir réformant qui parle vrai.

J.J.

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