Pollution de la source du Pinet, des solutions pour une contamination d'origine inconnue

sam 31/03/2018 - 14:23 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:52

----En septembre 2017, plusieurs dizaines d'habitants des villages de Céaux-d’Allègre, La Chapelle-Bertin, Bellevue-la-Montagne et Monlet ont été victimes de gastro-entérites, dont la gravité de certaines a nécessité l’hospitalisation des malades, à la suite d’une pollution de l’eau potable.----- Si la source du Pinet n’alimente plus le réseau d’eau potable, l’origine de la pollution n’est toujours pas formellement identifiée, entre un débordement de la station d’épuration d’Allègre et une cause agricole ou animale. L’ARS a procédé à des analyses toutes les semaines jusqu’en début d’année, sans résultat, des consultations sont en cours pour nommer un hydrogéologue qui devra réaliser une étude, dès que les conditions climatiques seront identiques à celles de la période de contamination, et le raccordement à un autre réseau est prévu pour le printemps.

Le cout des mesures
Si le système de signalement des incidents fonctionne correctement et ne nécessite aucun investissement supplémentaire, l’acheminement de l’eau par camion, durant la période incriminée laisse une facture de 60000 € au syndicat qui en a la gestion, et le cout de l’interconnexion prévue avec les eaux de l’Ance/Arzon s’élève à un peu plus de 160000€. Cette dernière, pour laquelle le démarrage des travaux est prévu ce printemps, est destinée à faire face aux situations d’urgence et alimenter 23 communes en toute sécurité.

La nécessité de nouvelles ressources
Les 2 sources actuellement utilisées, celle du mont Bar et Sainte-Fontaine, sont suffisantes pour couvrir les 380 m3 consommés quotidiennement par les habitants de Céaux-d’Allègre, La Chapelle-Bertin, Bellevue-la-Montagne et Monlet, mais un approvisionnement supplémentaire sera nécessaire en période d’étiage, durant laquelle le débit des 2 sources diminue d’une centaine de m3, d’où la nécessité d’en chercher une nouvelle pour éviter d’avoir recours à l’interconnexion, plutôt prévue pour les situations d’urgence et dont le cout d’acheminement de l’eau est plus important.

Une demande d’information
Des usagers présents ont fait part de leur mécontentement concernant le manque d’information jusqu’à la réunion, et ont souhaité pouvoir être associés à la recherche et à la mise en place des solutions, invoquant le caractère sensible de l’incident et le fait d’être les 1ers concernés par les nouvelles mesures.

N.S

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