Police et gendarmerie : que faut-il changer en Haute-Loire?

ven 10/11/2017 - 13:48 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:49

----"La police de sécurité du quotidien"
Contrairement à ce que son nom laisse entendre, "La police de sécurité du quotidien" n'est pas une nouvelle unité censée s'agréger aux forces de l'ordre existantes. Annoncée par Emmanuel Macron mercredi 18 octobre, il s'agit de la réforme de la police et de la gendarmerie prévue pour 2018. Le gouvernement annonce trois axes :

- Une police "sur mesure", c'est-à-dire adaptée à chaque territoire.
- Plus de moyens, avec des créations de poste et une augmentation du budget
- Une police "connectée", munie notamment de tablettes numériques.
- Plus de terrain-----Prévue pour 2018, la réforme de la police et de la gendarmerie conserve encore une grande part de mystère. On connaît son nom officiel : "police de sécurité du quotidien". On sait que le budget augmentera de 9% sur 3 ans, et que 10000 postes seront créés. Mais où iront précisement ces nouveaux moyens? Ça, personne ne peut le dire.

Et pour cause : le gouvernement a promis d'écouter syndicats, élus et citoyens, mais surtout policiers et gendarmes eux-mêmes avant d'agir. Une série de consultations express, qui a commencé vendredi 10 novembre en Haute-Loire, avec la réception d'une cinquantaine de gendarmes et policiers volontaires en Préfecture.
Des familles qui accaparent les forces de l'ordre
Ceux-ci vont participer à une série de réunions pour faire remonter les problèmes de terrain. En attendant d'en connaître les conclusions, le préfet Yves Rousset évoque quelques pistes. "Les forces de l'ordre sont accaparées par des tâches administratives ou annexes à leur fonction, qui les éloignent du terrain", déplore-t-il. "Quand un fonctionnaire passe son temps à signer des procurations pour les élections, ou à extraire un détenu pour le présenter au tribunal, ce n'est pas le sens du métier qu'il a choisi de faire."

Au delà de ces problématiques, fréquentes dans toute la France, la réforme devrait aussi prendre en compte les spécificités locales; le gouvernement parle d'une "police sur mesure". Comment celle-ci pourrait-elle se décliner en Haute-Loire? Le préfet prend un exemple : "dans un département marqué par les violence intra-familiales, une petit nombre de familles accaparent police et gendarmerie de par leurs conflits. Celles-ci pourraient être davantage prises en charge par les services sociaux".

Cette réunion n'était qu'un prélude à une série de consultations, qui doit prendre fin le 20 décembre au plus tard. On devrait alors en savoir plus sur le nouveau visage que doivent prendre police et gendarmerie en Haute-Loire en 2018.

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