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Brioude

'''Peu importe que le chat soit gris ou noir...'''

dim 29/11/2015 - 21:38 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:37

La salle polyvalente de Brioude a accueilli Persans, Chartreux, Norvégiens ou encore Birmans, ce week-end, à l’initiative du Cat club Auvergne Rouergue. L’exposition féline était doublée de concours.

Les chats ont pris possession de la salle polyvalente de Brioude, ces samedi 28 et dimanche 29 novembre 2015. Pas de vulgaires greffiers couverts de cicatrices glanées au gré de leurs aventures nocturnes dans les ruelles, mais des chats de race, toilettés, brossés et bichonnés. Des Maine-coons, des Persans, des Chartreux, des Exotic shorthairs… Certains de ces « aristochats » ont même participé à des concours chapeautés par la Fédération féline française et, au-delà, la Fédération internationale féline. Vraisemblablement rompus à l’exercice, à en juger par leur placidité, les félins ont été soumis à l’appréciation de juges qui ont étudié avec précision leur morphologie, leur ossature, la forme de leurs yeux ou encore la position de leurs oreilles. Et ce au vu et au su des visiteurs, car l’objectif premier de l’exposition, organisée par le Cat club Auvergne Rouergue (CCAR), était de faire connaître les chats de race au grand public.

Placide ou vif, ça se choisit… et ça se paye
« Le chat de race est très mal connu et a même parfois mauvaise réputation », a déploré Philippe Deiber, président du CCAR, créé il y a six mois à peine à Massiac. « Souvent on nous dit qu’il y a bien assez de chats dans les rues et qu’on ferait mieux de s’occuper de ceux-là. On parle du chat de race sans savoir ce que c’est. Beaucoup de gens ont des européens. Ce sont des chats qui n’ont pas été sélectionnés et leur caractère est complètement aléatoire ». Alors qu’avec les chats de race, on sait à quoi s’en tenir.
----« Peu importe que le chat soit gris ou noir pourvu qu’il attrape les souris »
Proverbe chinois et devise de Deng Xiaoping.-----Ainsi, si le Maine-coon est réputé pour sa grande taille et son poids, il possède aussi la particularité d’être très doux. Heureusement, d’ailleurs. « Imaginez ce qu’un chat de 10 ou 15 kilos donnerait dans une maison s’il n’était pas calme », a souligné Philippe Deiber. « On aurait de gros soucis. Il y a des chats qui ont un caractère un peu plus speed que d’autres, bien sûr, mais si on cherche un chat joueur, certaines races conviennent mieux que d’autres ». Le Bengal, notamment, qui résulte d’un croisement entre un chat domestique et un chat-léopard, petit félin sauvage dont il a hérité le caractère indépendant et vif et le pelage ocellé, tel un léopard.

« S’il se fait écraser ou tombe malade… »
En somme, chaque race de chat présente des spécificités physiques et comportementales plus ou moins marquées. Il suffit de choisir. Seulement voilà, choisir, ça se paye, au grand dam de Véronique, venue en curieuse et tombée en adoration devant un Norvégien de quatre mois : « Il est beau et j’aimerais bien en avoir un comme ça, mais vu le prix ! S’il se fait écraser ou tombe malade… ». Une réticence bien légitime lorsque l’achat avoisine 1 000 €.

I.A.

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