Quand un étang disparaît, dévoré par le soleil
Ce jeudi 8 octobre, huit crèches ont fermé leurs portes en Haute-Loire. Au total, 12 structures autour du Puy-en-Velay ont été concernées par la mobilisation. 45 professionnels se sont réunis en assemblée générale pour réclamer de meilleurs salaires, davantage de personnel et de meilleures conditions d’accueil pour les enfants.
Les professionnels de la petite enfance ont répondu à l’appel de l’intersyndicale CGT-FSU pour dénoncer les difficultés rencontrées dans les crèches. Dans un communiqué, le syndicat SDU43-FSU relaie les demandes du collectif « Pas de bébés à la consigne », qui souhaite une réforme de l’accueil des tout-petits.
Selon le collectif, les équipes sont épuisées, les recrutements sont de plus en plus difficiles et certaines crèches doivent réduire le nombre de places disponibles, faute de personnel. Il estime que les conditions d’accueil des enfants se sont dégradées ces dernières années.
Le syndicat pointe notamment du doigt les règles qui permettent d’accueillir davantage d’enfants que prévu ou de recruter des personnes sans diplôme spécialisé. Il s’inquiète aussi du développement des crèches privées dont l’objectif est de faire des bénéfices, estimant que cela peut se faire au détriment du bien-être des enfants et des conditions de travail des équipes.
Les professionnels réclament avant tout de meilleurs salaires, une meilleure reconnaissance de la difficulté de leur métier et des équipes suffisamment nombreuses pour s’occuper des enfants dans de bonnes conditions. Ils demandent également que les aides à la revalorisation des salaires bénéficient à tous les professionnels du secteur.
Le collectif souhaite aussi davantage de personnel auprès des enfants. Il propose qu’à l’horizon 2030, une crèche compte au minimum un adulte pour quatre bébés et un adulte pour cinq enfants. Il demande également au moins sept mètres carrés par enfant et souhaite que toutes les personnes travaillant auprès des tout-petits disposent d’un diplôme d’État.
En Haute-Loire, huit crèches ont fermé toute la journée de ce jeudi 8 octobre : les Petits Mousses et les Robins des Bois, au Puy-en-Velay, ainsi que les structures de Polignac, Saint-Julien-Chapteuil, des Estables, de Loudes, de Malpas et de Chaspinhac.
Quatre autres crèches ont participé à la mobilisation sans fermer leurs portes : celles de Vals-près-le-Puy, Lantriac, du Monastier-sur-Gazeille et d’Aiguilhe. Une assistante maternelle indépendante était également présente.
Au total, 45 professionnels ont participé à l’assemblée générale organisée dans le cadre de cette journée de mobilisation.