« Patrimoine des Mots et des Plantes » : une 1re édition qui mêle l'art à la botanique

jeu 17/06/2021 - 14:30 , Mise à jour le 17/06/2021 à 14:30

Le projet avait pour objectif de faire découvrir, au travers des pratiques artistiques, le patrimoine ethnobotanique de Rives du Haut-Allier. 90 enfants de 6 écoles du territoire intercommunal ont participé à cette aventure.

Voici les informations transmises par communiqué : 

"Initié par l’Association La Belle Etoile (Vals-le-Chastel) et porté par la Communauté de communes des Rives du Haut-Allier dans le cadre des EAC (Enseignements Artistiques et Culturels), le projet Patrimoine des mots et des Plantes a été un travail de longue haleine mobilisant de nombreux partenaires et permettant à une petite centaine d’enfants du territoire d’expérimenter de nouvelles pratiques artistiques autour de leur patrimoine linguistique et botanique.

Ce projet innovant et expérimental était un petit challenge. L’objectif : faire découvrir, au travers des pratiques artistiques, le patrimoine ethnobotanique de Rives du Haut-Allier. 90 enfants de 6 écoles du territoire intercommunal (écoles publiques de Langeac, Paulhaguet, Saint-Georges d’Aurac, Pinols, Ally et école bilingue Calandreta de Vals-le-Chastel) ont participé à ce projet ambitieux : de nombreux intervenants professionnels pour une expérimentation créative.

Photo par Association La Belle étoile

A partir d’une idée de départ proposée par l’association La Belle Etoile, le projet s’est construit au fil du temps et des intervenants : une première visite des écoles de l’exposition « Végétal » en septembre 2020 au château de Chavaniac-Lafayette a marqué le lancement du projet. Puis, dès l’automne 2020, Eric Desgrugillers (de l’AMTA, Agence des Musiques et Territoires d’Auvergne), musicien et grand connaisseur des fonds sonores collectés en Auvergne, accompagné de Patric Rochedy, ethnobotaniste et conteur, ont accompagné les élèves aux alentours de leurs écoles, à la découverte des plantes locales, de leurs usages traditionnels (oubliés ou non), de leurs noms en occitan. Deux balades accompagnées sur le terrain et un travail en classe ont abouti à l’écriture d’une chanson : chaque école publique a écrit un couplet en français, autour d’une plante fétiche, tandis que les élèves de la Calandreta Ribeirona ont écrit le refrain, en occitan.

Les intervenants de l’école de musique de Langeac se sont approprié cette chanson et se sont rendus dans les écoles pour les répétitions.

Au printemps les enfants ont approfondi leur première approche des plantes par une visite du jardin du Conservatoire Botanique du Massif Central, à Chavaniac-Lafayette, encadrée par les animateurs des Pieds à Terre et un locuteur occitan.

Au mois de mai a démarré la partie « graphique » du projet avec l’intervention, dans les écoles participantes, d’une artiste plasticienne en résidence à la Belle Etoile à Vals-le-Chastel : Marthe Drucbert a été choisie suite à un appel à candidature relayé au niveau national par le CNAP (Centre National des Arts Plastiques). Elle a proposé un travail autour du V-Jing : de l’animation interactive, image par image, à partir d’un travail graphique réalisé par les enfants. Ils ont fabriqué leurs encres végétales à partir de fleurs récoltées dans la nature, ont choisi, avec l’artiste, de quelle manière « animer » en plusieurs étapes dessinées leur plante fétiche (correspondant à leur couplet ou refrain de la chanson) et ont peint. Cette matière a été ensuite retraitée par Marthe Drucbert pour fournir le matériau de l’animation V-jing.

Enfin, les restrictions sanitaires ne permettant pas de réunir les 90 élèves pour un « concert + V-Jing » public, un enregistrement de la chanson a été réalisé au studio de Mathias Chaumet, à La Chomette, avec le soutien financier du réseau Canopé… La contrainte est devenue nouvelle expérience, les enfants ayant donc « vécu » le studio.

Au final, c’est un projet foisonnant, riche d’expérimentations diverses, qui s’est déroulé sur toute l’année scolaire et trouve son aboutissement là où il a commencé, au château de Chavaniac-Lafayette. Observation des plantes et de leurs propriétés, approche ethnobotanique au travers de l’occitan et des usages traditionnels, écriture de paroles sur une mélodie, expérimentation graphique et plastique, interprétation chantée, enregistrement studio… Le résultat de tout ce parcours créatif, dont les enfants se sont emparés tout au long de l’année, accompagnés de professionnels, a été visible les 15 et 16 juin avec une installation interactive : chacun (enfants, parents...) a pu animer en direct les dessins réalisés, en rythme avec la chanson diffusée."

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous aimerez aussi