Non, les rythmes scolaires n'ont pas gonflé les rangs du privé

lun 22/09/2014 - 13:26 , Mise à jour le 26/11/2020 à 19:24

L’opinion générale avait tendance à penser que, du fait de la réforme des rythmes scolaires qui concerne l’enseignement public, les effectifs des écoles élémentaires du privé allaient augmenter. Mais il n’en est rien : bien que les écoles maternelles catholiques de Haute-Loire aient gagné 41 élèves par rapport à la rentrée 2013/2014 (2637 contre 2596 inscrits, soit +1,58%), la tendance dans l’ensemble du premier degré est à la baisse.

« C’est bien qu’il n’y ait pas eu de transfert »
Cette baisse générale des effectifs du premier degré dans l’enseignement catholique (7087 contre 7142 en 2013/2014, soit -0,77%) est principalement liée aux écoles élémentaires. Au début du mois de septembre 2014, 4394 élèves d’écoles élémentaires ont effectué leur rentrée des classes dans l’un des établissements scolaires catholiques du département. C’est 92 de moins qu’un an auparavant (4486), soit une baisse légèrement supérieure à 2%. « C’est bien qu’il n’y ait pas eu de transferts, parce que si l’inscription dans une école catholique tient uniquement à une modification des horaires d’une école publique, ce serait un peu juste », concède Thierry Filiatre, nouveau directeur diocésain pour l’enseignement privé catholique en Haute-Loire. « Reste que l’avenir nous dira si véritablement le rythme choisi par les établissements publics correspond à un bien-être et à une belle organisation de l’apprentissage des jeunes. » Le directeur diocésain se réjouit qu’il n’y ait pas eu de transferts « ni dans un sens, ni dans l’autre » : la baisse des effectifs du premier degré concerne également l’enseignement public avec une chute de 2,26%.

Les nouveaux rythmes scolaires dans le privé, ça existe
En Haute-Loire, l’école Saint-Joseph de Saint-Paulien est repassée à une semaine de quatre jours et demi, en étalant la semaine de classe jusqu’au samedi matin, conservant la coupure du mercredi. C’est le seul établissement privé du département qui a adopté, à sa manière, la réforme des rythmes scolaires.
Peut-on envisager de voir d’autres établissements privés la rejoindre ? « L’enseignement catholique a cette liberté qui est celle d’organiser le rythme de la semaine, voire de l’année scolaire », explique Thierry Filiatre. « Il y a toujours quelque chose d’attrayant dans une réforme. Une réforme, par principe, elle apporte du nouveau. Mais le nouveau, il faut le voir sur le long terme. On verra d’ici un an ou deux le coût réel pour chaque municipalité, dans le cas où chacune s’engage à mettre en place de vraies activités assurées par des vrais professionnels. » Le directeur diocésain préfère donc attendre et laisser l’enseignement public « tester » ces nouveaux rythmes avant de, peut-être, les recommander à son tour.

Hausse des effectifs chez les ados
En revanche, le second degré se porte bien dans l’enseignement catholique : depuis la rentrée 2013/2014, les lycées et collèges du privé, en Haute-Loire, ont gagné 237 élèves (+3,21%). Dans l’enseignement public, cette hausse est plus maigre (+0,4%). Thierry Filiatre estime qu’au moment de l’adolescence, les jeunes garçons et jeunes filles sont « plus désorientés » et « désorientent plus les parents », ce qui motiverait ces derniers à chercher une « réponse éducative » dans l’enseignement privé.

A.L.

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