Lycée Roche Arnaud : l'hypothèse terroriste écartée

ven 07/10/2016 - 12:45 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:43

Ce vendredi 7 octobre 2016, vers 8h30, une Citroën C1, conduit par une femme d'une quarantaine d'années au visage masqué par un foulard, a percuté une barrière d'accès et a fait plusieurs tours à l'intérieur de l'établissement. En cette période Vigipirate renforcée dans l'Education nationale, le sujet n'est pas traité légèrement.

Aucun élève n'a été blessé
Zoomdici.fr a pu joindre l'Inspecteur d'académie alors qu'il se trouvait sur place, aux côtés du proviseur, Philippe Trefelle. Jean-Williams Semeraro précise qu' "aucun élève n'a été blessé" et que les dégâts sont uniquement matériels, avec une barrière emboutie.
Le proviseur et ses équipes avaient "immédiatement organisé le confinement des élèves, afin d'assurer leur sécurité", raconte le rectorat. Dès ce vendredi matin, une cellule d'écoute et d'accompagnement a été diligentée pour le lycée Roche Arnaud "au cas où des élèves ou personnels en auraient besoin", explique Jean-Williams Semeraro.

Le "sang-froid" des policiers souligné
En fin de matinée, nous avons pu parler au capitaine Pascal Mazière, de la police nationale du Puy. La conductrice, une Ponote de 44 ans, se trouve en garde à vue ce vendredi midi. Un équipage de police est arrivé au lycée alors qu'elle en ressortait par cette même barrière.
"Elle roulait à faible allure mais les agents ont dû insister pour qu'elle s'arrête", précise Pascal Mazière qui souligne le "sang-froid" dont ont fait preuve les policiers dans le contexte actuel. "La personne en cause a été interpellée à sa sortie de l'établissement, sans que les policiers n'aient à faire usage de leurs armes", précise le Procureur de la Pépublique Nicolas Rigot-Muller. 

----Suite à l'incident du matin, le président de la Région (qui a la gestion des lycées parmi ses compétences), Laurent Wauquiez, se rendra sur place dans l'après-midi à 17 heures.-----"Aucune connotation religieuse"
La quadragénaire bénéficierait d'un suivi en établissement psychiatrique. "Les premiers éléments de l'enquête ne font apparaître aucun revendication particulière", précise le Parquet. Même son de cloche du côté du commissariat où le capitaine Mazières écarte l'hypothèse terroriste ou djihadiste : "il n'y a aucune connotation religieuse". En fait de voile, la conductrice portait un simple châle sur la tête. 
Lors de sa garde à vue, elle n'a pas fait de déclaration. Le certificat médical sollicité a conclu à l'incompatibilité de l'état médical avec une mesure de garde à vue. L'intéressée est désormais hospitalisée sous contrainte. Les investigations se poursuivent.

Les chefs d'inculpation retenus
L'enquête, à ce stade, devrait mener à des poursuites pour violences volontaires avec arme n'ayant pas entraîné d'incapacité temporaire totale, dégradation volontaire de bien d'utilité publique, violences volontaires avec arme n'ayant pas entraîné d'incapacité temporaire totale sur personnes dépositaires de l'autorité publique, mise en danger délibérée de la vie d'autrui par conducteur d'un véhicule automobile et intrusion dans un établissement scolaire dans le but de troubler la tranquillité. 

Pourquoi là ?
Reste à savoir pourquoi elle a choisi le lycée Charles et Adrien Dupuy pour son geste. Plutôt mutique jusqu'à présent, elle n'a pas expliqué ses motivations.
A priori, elle n'a pas de lien particulier avec l'établissement. En tout cas, selon Pascal Mazière, "rien n'indique qu'elle voulait s'en prendre à quelqu'un de l'établissement".

Annabel Walker

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