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Chadron

Lio : La vie, elle vit

dim 27/08/2017 - 11:06 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:47

Wanda Maria Ribeiro Furtado Tavares de Vasconcelos, alias Lio, interprète de grands tubes des années 80 (Le Banana Split, Amoureux solitaires, Les brunes comptent pas pour des prunes, Fallait pas commencer) participait au concert Références 80, samedi 26 août à 21h00, au festival de Colempce dans la commune de Chadron. 

Zoomdici : Pourquoi participer à Références 80 ?
Lio : Parce que c’est du rock ! Là, on est vraiment dans du live et on est avec une équipe qui est composée de bric et de broc, et qui se retrouve sur une vraie envie de délivrer ce que moi j’appelle un concert rock ; c’est à dire sur l’énergie, sur le moment et un bon concert rock, puisqu’il y a des chansons qui sont connues de tout le monde et que tout le monde sait que c’est ces chansons là qui font le plus danser ! Et, c’est comme ça que l’on aime les Beatles, parce qu’ils ont eu des Numéros 1 partout. Un Numéro 1, ça veut dire que ça réunit beaucoup de gens sur une même mélodie, ce qui fait qu’évidemment ça rend les choses électriques. J’aime beaucoup faire Références 80, car on n’est pas du tout dans le côté grand spectacle, tout verrouillé que peut être Stars 80, on est dans un vrai spectacle vivant, je trouve que c’est bon pour nous, on en a besoin nous les humains de ça… Et puis, c’est en extérieur l’été, alors c’est forcément gai. Et puis, l’endroit ici est particulièrement beau et riche d’une histoire, donc c’est vraiment chouette, mais ce n’est pas tout le temps comme ça ! Un endroit aussi magique que celui-là, on n'en n’a pas tout le temps...

Zoomdici : La nostalgie y est heureuse à Chadron sans doute !
Lio : Je ne sais pas si je suis d’une nostalgie heureuse ou pas. Je ne sais même pas si je suis heureuse ou pas, ça m’intéresse très peu. Je suis vivante, c’est ce qui m’intéresse, et la vie n’a besoin d’aucune autorisation : la vie, elle vit ! C’est quelque chose qui m’a frappée quand j’entendais la réponse face aux attentats qui est : « il faut que la vie continue ! » mais la vie, elle ne te demande rien mon gars ; la vie, elle, continue, c’est comme ça… Les Hommes arrivent avec leurs bulldozers, ils détruisent une forêt entière, ils construisent des immeubles, ils les abandonnent ; en même pas vingt ans la forêt a repris tous ses droits, c’est ça la vie, elle ne te demande pas l’autorisation. Tu peux lui foutre une claque, tu peux avoir peur, mais la vie c’est la vie. Et, c’est la seule chose que l’on ait. Parce que, (elle nous interroge) : quand on est mort, on fait quoi ?

Zoomdici : Quand on est mort, c’est qu’on est mort. Et comme le dit la chanson « Le chat du café des artistes » de Jean-Pierre Ferland : quand on ne rit plus, c’est qu’on ne vit plus.
Lio : Eh bien voilà, je suis bien d’accord. (Rires) Et moi vivre, je vis de toute façon ! Socrate dit : « Beaucoup pensent à vivre longtemps, peu à bien vivre. » Bien vivre, comme cette École de la Nature et, c’est important parce que la vie est là.

Zoomdici : La qualité vaut mieux que la quantité…
Lio : Je pense que quand on est en bonne santé, on vit vieux. Mais, c’est plutôt le choix que l’on fait pour notre planète : quel est le sens de la vie qu’on l’on veut avoir ? Moi en tout cas, je veux une belle vie ! C’est pour ça que, je ne veux pas de la loi d’exception qu’on nous impose depuis l’attentat au Bataclan. Moi, je trouve que l’état d’urgence ça suffit, car ce n’est pas ça qui va empêcher les choses. Ce qui va empêcher les choses, c’est qu’il faut que le monde retrouve un semblant d’équilibre. Cela peut vraiment changer les choses.

Zoomdici : Que connaissez-vous du Puy-en-Velay ?
Lio qui sourit : Rien !

Zoomdici : Si je vous dis la dentelle du Puy, la lentille verte, la verveine du Velay…
Lio : Ah la dentelle, j’adore ça ! La lentille verte, j’adore ça aussi. La verveine est une de mes infusions préférées (on lui recommande une célèbre marque créée au Puy-en-Velay) Alors, j’en achèterai demain !

Zoomdici : Votre répertoire est considérable. Avez-vous un titre préféré ?
Lio : Des chansons dans mon répertoire, j’en ai des tas que je trouve très belles ! Je me considère comme une interprète très chanceuse, puisque j’ai eu de très grands auteurs qui ont écrit pour moi, dont Jacques Duvall qui m’en a écrit de magnifiques comme Le Banana Split et Amoureux solitaires. Mais, je n’ai pas une chanson que j’aime plus qu’une autre, je ne crois pas. (Elle réfléchit en inclinant la tête vers le bas) Et vous jeune homme, quel titre de mon répertoire aimez-vous ?

Zoomdici : Amoureux solitaires, Amantes solitarios en espagnol !
Lio : Ah merci ça me fait plaisir, et merci à Jacques Duvall, c’est tout son talent !

Zoomdici : Revenons à vous Lio. Peut-être y a-t-il une chanson qui vous rappelle votre enfance ? Lio : Les chansons de Chico Buarque (chanteur brésilien), car ça me rappelle des souvenirs et, que c’est quelqu’un que ma mère écoutait et dont j’adore les chansons.

Zoomdici : Êtes-vous en studio pour de nouvelles chansons ?
Lio : Non, pas encore en studio mais là on choisit des chansons avec des anciens complices comme Boris Bergman (Lio et Jacky – Tétéou ?) comme Alain Chamfort qui va certainement faire une chanson, et comme Benjamin du garage band Phantom avec qui j’ai collaboré en 2009 pour l’album « Phantom feat. Lio ». On aimerait rentrer en studio au printemps prochain, on se donne d’ici là pour trouver les chansons.

Zoomdici : Renaud, aux nuits de Saint-Jacques, en juillet, au Puy-en-Velay a chanté : A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi, et regarder les gens tant qu'y en a…
Lio : Mistral gagnant est la chanson préférée des français ; je la chante dans la tournée Stars 80, je la connais par cœur ! Et, je trouvais que c’était bien rendre hommage à Renaud qui est quelqu’un qui me touche beaucoup. Il a été important pour tout le monde dans les années 80 et au-delà. La preuve en est.

Zoomdici : Que pensez-vous de la décennie 80 ? Pas si légère que ça...
Lio : Ce n’est pas du tout, à mon avis, une décennie insouciante. Je pense que les gens qui me disent ça, ils se rappellent de l’insouciance de leur jeunesse. Parce que la jeunesse est heureusement insouciante. Mais, la décennie 80 n’est pas du tout frivole ni légère comme l’a été, plus, la décennie 70. Concernant la chanson en général, eh bien avant il y avait des refrains et aujourd’hui il n’y en a plus ! Les gens chantaient ensemble… Il ne faut pas oublier que les chansons étaient simplement des moyens mnémotechniques de se rappeler la vie quotidienne, avec la règle très importante qui était le refrain que les gens répétaient.

Zoomdici : On arrive à la fin de l’entretien. Avez-vous quelque chose à rajouter ?
Lio : La scène est un peu ma maison, je suis faite pour ça et, je m’y sens bien avec le public ! Quand on chante ensemble, c’est ça qui est universel : le lien. On ne vit pas tout seul et puis l’enfer, c’est pas les autres !

Zoomdici : Le bonheur, c’est les autres ! (Lio nous envoie un baiser de la main en guise d’approbation)

R.G.

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