L'inauguration du robot chirurgical comme symbole de modernité à la clinique Bon secours

ven 07/02/2020 - 23:03 , Mise à jour le 27/11/2020 à 09:03

Cette année la star à la clinique Bon secours, c'est lui, le tout nouveau robot chirurgical Da Vinci. Inauguré ce vendredi 7 février, en présence de Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne Rhône-Alpes, cette technologie dernière génération permet aux chirurgiens de gagner en dextérité et aux patients de récupérer plus vite avec des procédures moins invasives.
La chirurgie du 21 ème siècle s'installe en Haute-Loire
Reçu en décembre, le robot chirurgical Da Vinci est une innovation de pointe qui améliore sensiblement certaines interventions délicates. Ce robot, qui est en réalité un télémanipulateur, a la particularité de placer le chirurgien à distance du patient. Penché sur une console qui lui offre une vision haute définition en 3D du champ opératoire, le chirurgien commande à l'aide de manettes et de pédales les instruments chirurgicaux miniaturisés ainsi qu'une caméra, fixée sur l'un des quatre bras articulés du robot. Cette technologie de pointe permet de réaliser des interventions complexes et délicates, de manières moins invasive.
"Le rôle de ce télémanipulateur n'est pas de remplacer le chirurgien, mais bien de magnifier son geste grâce à une meilleure vision, une dextérité améliorée, une meilleure précision et une meilleure ergonomie" explique Jean-François Favre, de la société Intuitive commercialisant le robot.
Une acquisition qui s'inscrit dans un objectif de modernisation
En se dotant de la dernière génération de robot chirurgicaux, la Clinique Bon secours a fait le choix d'une innovation, qui améliore sensiblement certaines interventions délicates. Actuellement ciblée sur l'urologie, la plateforme robotique pourra être proposée prochainement à d'autres spécialitées comme la chirurgie digestive, gynécologique, ORL, et même orthopédique. "Cet investissement s'inscrit dans la continuité de ceux déjà réalisés depuis quelques années. Avec le Focal One, le Koelys Trinity et ce robot Da Vinci, nous sommes dotés de toutes les technologies existantes en matière d'urologie au sein de la clinique Bon secours. Ce qui nous permet de proposer aux patients, toutes les techniques de pointe de la même façon qu'un grand centre dans une grande agglomération Française" s'enthousiasme Frédérique Talon, directrice de la clinique, qui ne manque pas de remercier le groupe C2S, la ligue contre le Cancer 43 et l'association Une Rose un Espoir pour leurs aides conséquentes dans les achats de ces équipements.
Une technologie permettant de magnifier la chirurgie
"C'est exceptionnel d'avoir cette technologie pour une ville comme la nôtre. Au-delà de la précision que nous offre cet équipement, cette technologie apporte des avantages non-négligeables au patient : moins de saignement et de douleur postopératoire et donc une convalescence raccourcie", affirme le Docteur Jacques Largeron urologue à l'initiative du projet.
"Avec le robot , on peut faire des gestes complexes sans avoir à faire de grandes incisions", rajoutent les autres urologues, qui ont oeuvrer à ses côtés. Michel Chapuis, maire du Puy-en-Velay, rajoute " Quand on se retrouve classer deuxième ville où il fait bon vivre, il y a forcément un critère santé qui entre en compte. On a aujourd'hui une offre de santé innovante de haute technologie et on peut en être très fier."
Un message d'espoir sur tout le territoire
Etre la première ville de cette taille à être équipée de cette technologie de pointe procure une qualité de soins qui poussent les patients à revenir. Le système actuel qui concentre les hautes technologies sur les plus gros pôles des plus grosses métropoles, ne permet pas aux pôles de moyenne et petites taille, comme le notre d'accéder à l'excellence médicale. Avec cette acquisition, réalisée grâce au soutien financier du groupe C2S (Compagnie Stéphanoise de Santé), la clinique Bon secours apporte la preuve du contraire. Laurent Wauquiez, qui guidé par l'équipe médicale du service d'urologie, a pu se prendre au jeu en se mettant à la place d'un chirurgien travaillant avec le robot exprime clairement sa fiereté : " Quand vous m'avez présenté le projet il y a deux ans, j'ai d'abord pensé que vous étiez fous. Mais aujourd'hui vous nous prouvez qu'avec des praticiens de qualité, une équipe motivée, un groupe qui donne les moyens, on peut renverser des montagnes. C'est une direction positive pour notre territoire et un beau message prouvant qu'en étant tous soudés, on arrive à faire avancer les choses".

I.H.

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