Les médecins altiligériens ne désarment pas

jeu 19/03/2015 - 23:19 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:33

Une quinzaine de médecins généralistes se sont réunis ce jeudi 19 mars pour faire le point sur la loi santé. La satisfaction n'est toujours pas au rendez-vous. Pour les professionnels de la santé : trop, c'est trop. 

Le bilan de la manifestation 
Ce dimanche 15 mars, des délégations de médecins se sont rendus à Paris pour manifester contre le projet de loi Santé et les dégradations de leurs relations avec la Caisse d'assurance maladie. Ils étaient entre 40 et 50 000 d'après les syndicats, 19 000 d'après la police. L'Auvergne était représentée par 350 personnes. A cette occasion, la ministre de la Santé, Marisol Touraine a reçu les représentants syndicaux. " Elle a dit qu'elle allait déposer des amendements pour répondre à nos questionnements ", explique Roland Rabeyrin, médecin généraliste et président de MG 43.

Fermetures des cabinets pour protester
Ce n'est qu'en début de semaine que les amendements ont été communiqués. " Le compte n'y est pas ! On nous fait de beaux discours mais il n'y a rien derrière " clame le Docteur Rabeyrin. Près de 50 % des médecins généralistes altiligériens ont fermé leurs portes ce jeudi en guise de protestation. Le président de MG 43 explique au micro ce qu'il reproche à ces amendements :

Ce que le tiers payant implique pour les médecins
" Concrètement, on nous demande de vérifier si la carte vitale n'est pas sous opposition, si on est bien le médecin traitant du patient, s'il a bien signé l'autorisation de prélèvement de la sécurité sociale (pour qu'elle récupère les franchises et pénalités de parcours), s'il a une mutuelle et ensuite, on lui fait le tiers payant en ayant l'unique garantie du remboursement de la part obligatoire ", s'indigne le porte parole des médecins généralistes. Ce tiers payant doit être obligatoire à partir du 30 novembre 2017. Les professionnels estiment que cette démarche prend plusieurs minutes par patient avec entre 20 et 30 personnes par jour.

Du mieux mais pas encore parfait
Le projet de loi santé revient sur un point : la vaccination. Elle ne pourra être faite uniquement par les médecins et non par les pharmaciens. Sauf dans un cas : celui de la grippe. Les sages femmes pourraient également être en mesure de vacciner les enfants et leur entourage.
 
Si le gouvernement ne fait pas marche arrière, les médecins promettent de nouvelles actions. En Haute-Loire, les cabinets pourraient fermer une semaine entière. La permanence des soins est en grève depuis le 23 février. Elle continue néanmoins de fonctionner sur le principe de la réquisition des médecins.

E.J.

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