Les gendarmes de la Haute-Loire formés à l'identification criminelle

mer 15/03/2017 - 18:22 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:45

 "Le délinquant local qu'on arrive à pister grâce au flair, ce n'est plus à l'ordre du jour". Devant la scène de délit reconstituée pour l'occasion, le lieutenant Bernard est clair : pour punir les cambrioleurs, il faut des preuves.
Uniquement pour les atteintes aux biens
Face à lui, une voiture couverte de traces de doigts et autres indices. Des plots numérotés jalonnent la scène. Ce mardi, au groupement de gendarmerie de la place de la libération, au Puy, une dizaine de gendarmes se forme aux techniques de l'identification criminelle. Une compétence complémentaire, "qui servira uniquement dans les cas d'atteinte aux biens, et notamment les cambriolages. Pour les cas plus graves ou plus complexes, nous possédons des techniciens spécialisés au niveau départemental", précise le lieutenant Bernard.
"Ces techniques permettent la majeure partie des élucidations"
Couvre-chaussures aux pieds et masques devant la bouche, ces "experts" débutants tentent de relever chaque indice pouvant mener au voleur du véhicule. Attentif, le formateur distille ses conseils. "Nous ne les formons pas parce qu'il y a une recrudescence des faits, mais pour donner une meilleure réponse à ces faits". Car l'identification criminelle "permet la majeure partie des élucidations à l'heure actuelle". Au programme du cours, deux techniques essentielles : l'écouvillonage, soit la récolte de traces ADN sur ce qui ressemble à un petit coton tige; et la recherche de traces papillaires, plus connues sous le nom d'empruntes digitales.
Des cambrioleurs plus ou moins discrets
Dans la réalité, les recherches donneront souvent du fil à retordre aux militaires. "Dans la plupart des cas, un cambriolage se déroule en 3-4 minutes." Mais parfois, les délinquants donnent eux-même un coup de main. "Il arrive qu'ils savourent leur méfait. Dans certaines affaires, les cambrioleurs mangent sur place, où vont aux toilettes."
Depuis cette formation, deux tiers des gendarmes du département possèdent une compétence en techniques d'identification criminelle.
Clément L'hôte

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