Les futurs bacheliers sont à la recherche d'un avenir à Monistrol-sur-Loire

lun 15/02/2016 - 10:27 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:39

Lundi 8 février, il se tenait à la Capitelle une rencontre entre les élèves de Terminale des lycées environnants publics ou privés et un représentant de l'université de Jean Monnet de Saint-Etienne.
Un besoin d'informations dans la jungle de l'orientation
Le CIO (Centre d'Information et d'Orientation) d'Yssingeaux dirigé par David Bargeon, organisait une conférence dont le but était de permettre aux étudiants prêts à effectuer leurs vœux d'Admission post-Bac, de se construire une vision concrète de ce que peuvent être les diplômes préparés au sein de l'établissement de la Loire. Jean-Luc Fugit, vive-président de l'université en charge de l'orientation, de la réussite étudiante et de l'insertion professionnelle a rappelé d'irrefutables réalités et d'autres informations indispensables de façon à se montrer à même de trier les innombrables offres de formations existantes.
----Jean Monnet ce n'est pas moins de 3 747 bacheliers par an, 18 000 étudiants au total, 32 cycles par alternance et surtout environ 57 % des élèves de la région qui iront sur Saint-Etienne.-----
Il apparaît primordial de repérer qui fait quoi, prendre connaissance du fonctionnement général de l'académie, plus particulièrement des personnes qui s'en occupent et qui s'y affairent. Par exemple, depuis déjà plusieurs années, le tutorat a été systématiquement mis en place (employer les anciens à aider les nouveaux), cela se révèle être un véritable succès d'une grande efficacité afin que les jeunes appréhendent plus sereinement leurs divers cursus.
Une conférence en vue de briser les clichés
L'intervenant, lors de sa présentation, a nourri l'ambition de défaire certains préjugés persistants. Il a mentionné l'apriori statistiquement faux, selon lequel un jeune qui intégrerait une école privée coûteuse, obtiendrait obligatoirement de bien meilleurs résultats et des taux de réussite plus élevés. Un raisonnement qui paraît souvent avec du recul évident, emprunt d'une relative forme d'ironie mais qui, dans les faits, ne se traduit pas. C'était ce jour-là, une authentique conception de l'éducation que le conférencier avait à coeur de personnellement défendre, il n'a pas caché être offusqué par ces différents organismes de formation qui ne se priveraient pas selon lui, de seulement se préoccuper des frais exorbitants de scolarité. En réalité à ce moment-là, la famille de l'élève feraient figure semble t-il d'un unique moyen de récupérer une manne financière.
L'Université voisine séduit
Pour ce vice-président impliqué pendant cet échange avec les adolescents, l'université s'avère trop souvent décriée comme un lieu d'oisiveté sans réelle adéquation avec le marché actuel du travail. L'orateur scandalisé par "ce genre de calomnies" n'a pas manqué d'assurer qu'il connaissait son sujet puisque lui-même y dispense quelques cours. De ce fait, il se sentait objectivement et visiblement à même de renseigner son auditoire au sujet de la filière Santé, notamment Médecine. Un sujet qui intéresse Eloise, âgée de 18 ans. Cette Monistrolienne et justement lycéenne en terminale S à Notre Dame du Château s'interroge en ce qui concerne le Diplôme Préparatoire des Professions de Santé (DUPPS). Le pôle Santé et Innovations de Saint-Etienne mais aussi de Roanne le proposent. Elle hésite également avec une Prépa suivie au CHU de Bellevue ou à la Croix rouge.
L'université de Jean Monnet possède vraisemblablement un large choix de diplômes à préparer. Contrairement à une autre idée reçue, même s'il constitue un élément important car il abrite la Maison de l'université, cette dernière ne se réduit pas au simple site de Tréfilerie. De multiples antennes dépendent de son champ d'action. Des campus sont pluri-disciplinaires mais la plupart se répartisssent en fonction de leurs spécialités d'enseignement.

Un enjeu fondamental pour la nouvelle génération curieuse et pleine d'interrogations. Le plus près n'est pas forcément la solution voulue par tous les élèves. Comme Juliette, 17 ans, originaire de Saint-Pal de Mons en terminale Economique et Sociale au lycée Léonard de Vinci envisage peut-être Jean Monnet en tant que choix de « secours ». En effet, elle aimerait avant tout devenir orthophoniste et aller en Belgique, apprendre.
Il reste encore plusieurs semaines aux élèves pour qu'ils fassent leur choix définitif.

E.W.

Composition de l'université Jean Monnet à Saint-Etienne
- Tréfilerie :
Art / lettre / langue, droit, administration, économie, institut du travail, science sociale
- Denis Papin :
Art / lettre / langue, centre international, formation continue
- Manufacture :
Science physique / technique, télécom
- Métare :
Science technique, administration, commerce, industrie, informatique, comptabilité, bâtiment
- CHU :
Santé, recherche / innovations
- Roanne :
Banque / assurance, administration, télé-communication, commerce, santé, industrie
- Firminy :
Master Erasmus Mundus (MACLAND)

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