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Chadrac

Les élus se penchent sur de nouveaux investissements pour la station d'épuration

lun 23/06/2014 - 19:47 , Mise à jour le 26/11/2020 à 19:23

La station d'épuration de la petite Mer, commune de Chadrac, a été construite en 1974, puis rénovée avec des travaux d'extension en 1994, ce qui a permis de doubler le volume des bassins d'aération. Elle est la propriété du SAE (Syndicat d'Assainissement et de l'Eau) qui en est le maître d'ouvrage. Sa gestion et son exploitation sont confiées à la Lyonnaise des eaux, en délégation de service public (DSP). Le réseau est composé à 35 % de type unitaire et à 64 % de type séparatif.
La station compte cinq employés à temps plein et traite les eaux usées de 45 000 habitants (pour les communes adhérentes au SAE : le Puy-en-Velay, d'Aiguilhe, Brives-Charensac, Chadrac, Espaly, Vals et Polignac), sans oublier les eaux usées industrielles, ce qui porte sa capacité théorique à 80 000 habitants.

----3 500 Tonnes de boues sont produites chaque année (dont 711 Tonnes de matières sèches). Elles partent ensuite en compostage dans le Brivadois, à Chambezon, pour des agriculteurs qui l'épandent, mais sa qualité n'est pas suffisante pour être commercialisée.-----La plus grande de Haute-Loire, la seconde d'Auvergne
La station d'épuration de Chadrac est la plus grande de Haute-Loire. C'est aussi la deuxième plus importante d'Auvergne. Environ quatre millions de mètres cubes d'eau sont traités par an (soit environ 11 400 m3 par jour) et 50 Tonnes de sables sont évacuées chaque année. Les eaux usées sont traitées puis renvoyées dans la Loire. Des analyses constantes assurent que ces eaux ne soient pas nocives pour l'environnement.
Mieux encore, cette eau renvoyée est d'une "qualité sept fois supérieure à ce que les normes nous imposent", souligne le maire du Puy Laurent Wauquiez. En revanche, il constate que les installations ne sont plus toutes jeunes. Les élus réfléchissent donc à de prochains investissements. Ecouter. {{audio1}}

Pas de déménagement depuis Chadrac
Une étude va prochainement être lancée pour cerner les besoins et investissements nécessaires sur la station d'épuration de Chadrac. En fonction du résultat de cette dernière, les investissements pourraient-ils conduire à abandonner le site de la petite Mer ? "Absolument pas", répond aussitôt le député-maire du Puy, "c'est un site approprié, à proximité de la Loire, ce qui présente un certain nombre d'avantages. Il y a toute une partie du matériel qui est en très bon état car elle est moderne, ce serait donc un véritable gâchis de casser ce nouveau matériel qui aurait alors été réalisé pour rien".
L'objectif des élus est donc de conserver le "haut niveau de performance" sur le site de Chadrac, tout en améliorant la qualité du réseau sur l'ensemble de l'agglo. D'une grande technicité, l'étude sera confiée à un privé (le principe a été voté et un appel d'offre va être lancé) et les premiers investissements devraient intervenir d'ici un an. Ecouter. {{audio2}}

Les principales étapes de traitement des eaux usées
Il y a d'abord un prétraitement mécanique, qui consiste à éliminer des déchets grossiers par un double système de grilles avant de procéder à la séparation et la récupération du sable, du gravier et des graisses. Vient ensuite le traitement biologique : dans un bassin aéré, sont cultivés des microbes (bactéries) qui consomment la pollution dissoute. Ce procédé de "boues activées" reproduit les phénomènes d'auto-épuration existants dans la nature, mais de façon plus rapide et pour des quantités plus importantes.
La troisième étape est celle de la clarification : une dernière décantation permet la séparation de l'eau épurée et des boues. Ces dernières sont aspirées et retraitées. L'eau, débarassée de ses polluants, est alors restituée au milieu naturel (en l'occurence la Loire).

Maxime Pitavy

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