Les 3/4 des accidents surviennent à la campagne

mar 06/02/2018 - 11:53 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:51

L’accidentalité en hausse dans l’Yssingelais
L’arrondissement du Puy concentre près de la moitié des accidents corporels (49,3%), proportion équivalente à celle de 2016 (49,1%).

La part de l’accidentalité est en hausse dans l’Yssingelais : 36 % contre 32,4 % en 2016. Six accidents mortels ont eu lieu dans cet arrondissement.

----Contrôles de vitesse

Police :
39196 contrôles en radar embarqué, 3389 excès de vitesse.
347 contrôles d’alcoolémie en zone police, surtout suite à des infractions et accidents matériels corporels.

Gendarmerie :
4036 excès de vitesse, dont 121 entre 40 et 50 km/h et 23 à plus de 50 km/h.
Infractions en contrôle automatisé : 11223.-----Des accidents en campagne et sur les routes départementales
Près des 3/4 des accidents se déroulent en campagne (74,3 %, contre 66,7 % en 2016). La majorité des accidents mortels s’y produisent également (10/11).

Les routes départementales sont le théâtre tragique de 61,8 % des accidents (9 accidents mortels sur 11).
Dans le même temps 15,4 % des accidents ont eu lieu sur les routes nationales (2 accidents mortels).

Petite hausse des accidents impliquant les usagers vulnérables
Piétons, cyclistes, cyclomotoristes et motards sont impliqués dans 44,9 % des accidents, contre 45,4 % en 2016.
La part des accidents impliquant les piétons est en hausse (16,9 %, contre 13,9 % en 2016), celle des deux-roues motorisés est en baisse : 22,8 % contre 27,8 % en 2016.

On déplore le décès de 3 motards en 2017 (contre 4 en 2016). Les usagers des deux-roues représentent 17,8 % des victimes.
Les véhicules légers ou utilitaires sont impliqués dans 83,1 % des accidents corporels, comptabilisant 9 décès (7 conducteurs et 2 passagers). Elle représente 64 % des victimes.

Les jeunes restent surreprésentés dans les accidents de la route
La catégorie des jeunes entre 14-24 ans compte 5 décès (un motocycliste, deux conducteurs et deux passagers de véhicule léger), soit 41,7 % de la mortalité (3 tués en 2016, 30 % de la mortalité).

Les 14-24 ans, ce sont 19,3 % des victimes, pour 11,1 % de la population du département.
La vitesse et le refus de priorité, bien qu’en baisse, sont les principaux facteurs accidentogènes
Une vitesse excessive ou inadaptée est relevée dans un tiers des accidents (34,6 % contre 39,6 % en 2016).
Le refus de priorité est la deuxième cause d’accident, avec 25 % des situations, contre 29,9 % en 2016. 27,3 % des accidents mortels sont dus à des malaises.
----Contrôles alcoolémie et stupéfiants

Police :
129 délits routiers en lien avec l’alcoolémie ou stupéfiants en 2017, contre 80 en 2016 et 59 en 2015.

Gendarmerie :
Alcool : 90.002 contrôles et 777 infractions dont 389 délictuelles.
Stupéfiants : 972 contrôles pour 181 infractions (+14%).-----
L’implication de l’alcool en baisse dans les accidents mortels
Aucune alcoolémie positive n’a été relevée dans les accidents mortels en 2017 (14,3 % en 2016). Un seul accident mortel impliquant l’alcool aura été recensé sur les deux dernières années.
Cependant, les chiffres sont en hausse quant aux accidents corporels avec alcoolémie positive du conducteur (16,2 % contre 13,6 % en 2016).

La présence de stupéfiants est relevée dans trois accidents corporels, avec dans les deux cas, une association avec une alcoolémie positive. Un seul accident mortel présente un contrôle positif aux stupéfiants.

Les auteurs présumés d’accidents mortels
Parmi les auteurs présumés des accidents mortels, on recense 3 motocyclistes et 8 automobilistes. 8/11 sont des hommes.

Les actions de préventions routières à venir en Haute-Loire
Les seniors, dans un territoire à dominante rurale, représentent une part significative de la population et « leur besoin de mobilité doit être prise en compte », estiment les services de l’État.
Dans le cadre d’un plan départemental, la préfecture va financer des sessions de formation personnalisées en auto-école, en direction des seniors volontaires.

Une charte sécurité routière sera prochainement signée entre la préfecture, l’association des maires et des présidents d’intercommunalité du département.
« Les élus, par leur connaissance de la voirie, de l’accidentalité, des administrés et par leur rôle dans l’organisation des transports, sont des acteurs majeurs de la sécurité routière », a justifié le préfet Yves Rousset.

Jacques Jamon

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