Le très haut débit, mode d'emploi

sam 17/05/2014 - 17:01 , Mise à jour le 26/11/2020 à 19:21

Ce samedi 17 mai, tous les maires de Haute-Loire ont pu assister à une conférence présentant le projet du très haut débit en terres altiligériennes. Plusieurs intervenants se sont succédés au micro de la salle de Session du Conseil Général pour expliquer point par point le futur réseau numérique.

Développer l'outil numérique auvergnat
Le futur successeur de Gérard Roche à l'Hôtel du département, Jean-Pierre Marcon est intervenu pour expliquer cette démarche d'information. En effet, un premier projet : le plan Haut Débit, avait été réalisé en 2007 et 2008 sur toute la Région. Il explique : "Aujourd'hui, la technologie est insuffisante, c'est pour cela que la Région s'engage dans un projet encore plus ambitieux puisque le but est d'avoir un débit d'au moins 8 Mégabits dans toute la région d'ici 2017 ". Ces améliorations sont nécessaires puisqu'elles participent au développement de plusieurs enjeux :

  • commerciaux avec l'utilisation massive et grandissante de le-commerce ou de l'e-tourisme,
  • économiques avec nottament les DATA CENTER et le CLOUD qui sont des sources d'économies et de sécurisations des systèmes informatiques,
  • écologiques puisque des gains en électricité, une baisse de la consommation de papier et une limitation des déplacements avec le télétravail,
  • sociologiques et éducatifs.

En retard, le département s'active
La Haute-Loire est le département d'Auvergne où les initiatives privées des opérateurs sont les moins conséquentes jusqu'à présent, c'est pourquoi le Département veut rattrapper ce handicap. Les quatre départements auvergnats ont choisi d'avoir une gourvernance unie pour que chacun est le droit de parole et que les décisions se prennent à l'unanimité. Ce regroupement a permis l'obtention d'aides financières de l'Europe et de l'État (57 millions pour la phase 1).
Le déploiement du très haut débit va se faire en trois phases : la première de 2013 à 2017 pour un budget de 361 millions d'euros net hors taxe, la deuxième de 2017 à 2021 puis de 2021 à 2024 pour un montant total de 900 millions d'euros.

C'est quoi le très haut débit ?
Trois technologies différentes peuvent être mises en place pour le très haut débit :

  • la fibre optique qui permet d'atteindre des débits de 100 Mbits/s. Les installations sont relavivement coûteuses puisque un noeud de raccordement optique est le point de départ du réseau (couverture de 1000 à 5000 foyers), vient ensuite les points de mutualisation qui sont sous forme d'armoire (un point sert à 400 logements), puis il faut un point de branchement optique jusqu'à chaque maison et immeuble (un pour six logements). Ensuite, lorsque l'utilisateur souscrit à une offre internet, l'opérateur vient finir le raccordement jusqu'à la prise.
  • le Wifimax pour des débit jusqu'à 18 Mbits/s. Cette technologie est peu puissante mais est suffisante pour des petites communes. Un poteau de 12 mètres avec à son sommet une sorte de parabole de 70 centimètres suffit pour une petite commune. Pour se relier, pas besoin de cablage, une antenne suffira mais attention, il doit y avoir de la visibilité entre l'antenne privée et le poteau émetteur.
  • ou encore le satellite avec 20 Mbits/s.

Ce sont les deux premières technologies qui vont être installées sur le territoire.
C'est l'opérateur Orange qui est primo-investisseur sur six agglomérations auvergnates dont celle du Puy-en-Velay. Dans ces zones, la fibre optique sera déployée à 65% d'ici 2017 et 100% d'ici 2020. Attention, Orange est maître-d'oeuvre mais les abonnements via d'autres opérateurs seront toujours possibles.

C'est pour quand le très haut débit ?
Pour la première phase : un débit à 100Mbits devrait être atteint à Brioude (entre 2014 et 2016), Yssingeaux (2015) et Aurec-sur-Loire (2015), Monistrol-sur-Loire et Sainte-Sigolène (2016). Pendant ce temps le reste du département aura entre 8 et 20 Mbits.
Pendant la deuxième phase, l'Agglomération du Puy (d'ici 2021) ; Langeac (2018 à 2019) ; Saugues, Retournac, Bas-en-Basset et Tence (2018) ; Craponne-sur-Arzon (2019) ; La Chaise-Dieu et Saint-Julien Chapteuil (2020) auront un débit de 100Mbits.
Enfin, pour la troisième et dernière phase, les communes de  Vorey (2021 à 2024) ;  Pinols (2018) ; Allègre (2019) ; Blesle, Paulhaguet, Monastier-sur-Gazeille, Pradelles, Cayres, Saint-Paulien, Fay-sur-Lignon et Monfaucon-en-Velay (2021) ; Lavoute-Chilhac (2024) passeront, elles aussi le cap des 100Mbits. Plus aucune zone altiligérienne n'aura un débit inférieur à 8Mbits, c'est l'objectif pour 2017. 
Toutes ces dates sont données sous réserves d'éventuelles contraintes techniques. 

Pour savoir si vous étes éligible ou quand vous allez le devenir, munissez-vous de votre numéro de téléphone fixe et faites le test : www.auvergnetreshautdebit.fr 

 E.J.

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