Deux avant-premières et les sorties de la semaine au Ciné Dyke du Puy
La Région des Lumières a élu domicile pendant trois semaines au stade du Viouzou à Espaly-Saint-Marcel. De la tombée de la nuit à minuit, c'est un véritable spectacle qui se déroule sur la façade de l'ancienne carrière, longue de plus de 170 mètres. Le coup d'envoi a été donné le 18 septembre, en présence de nombreux élus.
Lorsque l'on pénètre dans le stade du Viouzou, certains pour la première fois, c'est tout d'abord la falaise de l'ancienne carrière de basalte et de sable qui interpelle. Elle abrite une grotte, et descend en pente douce vers la droite. Longue de plus de 170 mètres, sur 30 mètres de haut dans sa partie la plus haute, elle offre un écran grandiose... de plus de 7 000 mètres carrés !
C'est en voyant cette scène que l'on mesure la prouesse technique réalisée pour rendre possible ce son et lumières. "Il y a une différence de 15 mètres entre le pied et le haut de la falaise. C'était un sacré défi technique" déclare Gilbert Coudène, directeur artistique des Allumeurs de Rêves, l'entreprise missionnée depuis sept ans par la Région pour la réalisation de ces spectacles. C'est la première fois qu'un élément uniquement naturel est illuminé dans la région, et qui se trouve également être le décor d'un stade de foot.
Lorsque les premières notes de la Toccata de Bach résonne dans le stade, et que les orgues (d'Espaly !) se mettent à sortir de terre, la centaine de spectateurs est tout de suite à l'intérieur du spectacle. Il vit le spectacle, il en fait littéralement parti, grâce aux huit enceintes qui font face aux gradins. C'est ce qui rend la prestation complètement unique et inédite. Le son n'accompagne pas le spectacle, comme on peut le voir traditionnellement, il fait partie intégrante du spectacle et joue un rôle aussi important que les images.
Pendant une quinzaine de minutes, le spectateur en prend "plein les yeux". Alternant entre histoire du bassin ponot et animations contemporaines, les musiques sont tour à tour entraînantes (musique de la coupe du monde de football par exemple) ou classiques (Bach, Mozart, Ludovico Einaudi, etc.). Le spectacle mêle photos d'archives, et création d'animations, avec des touches fantastiques, ou inspirées d'un célèbre jeu vidéo, ou encore d'inspiration japonaise.
Les références sont nombreuses et plusieurs visionnages du spectacle sont nécessaires pour toutes les saisir. En voici quelques unes, sans toutefois être exhaustives : les orgues d'Espaly, les vignes, la statue Saint-Joseph, le Mont-Denise, le pont d'Estroulhas (et le vieux pont), la pêche dans la Borne (truite et écrevisse), les pierres précieuses (zircons) du Riou Pezzouliou, les fours à chaux qui servirent plus tard de champignonnières, la dentelle, les métiers à tisser, les volcans, la verveine, sans oublier le sport et particulièrement le foot (le spectacle se déroule en effet dans l'antre du FC Espaly).
Pas moins de 5 cabines de projection ont spécialement été installés pour l'occasion, abritant en tout 18 vidéoprojecteurs. Ces derniers ont été réglés pour que les lasers s'ajustent parfaitement à la façade, avec une consommation d'énergie maîtrisée. "Lorsque le spectacle tourne, c'est comme s'il y avait 18 aspirateurs de branchés, ce qui est assez peu" confie Gilbert Coudène.
Le spectacle est en plein air, mais chacun peut s'assoir dans les gradins, qui peuvent accueillir 460 personnes, et donc à l'abri. Le stationnement est facile, à proximité et gratuit. Les gradins ont également été conçus pour recevoir du public en situation de handicap. Le spectacle est également "handi-acccueillant", avec un espace délimité, une maquette tactile et un plancher vibrant. Une soirée spéciale est même organisée le mercredi 23 septembre par la municipalité d'Espaly-Saint-Marcel, en lien avec la Région, pour les personnes en situation de handicap et les personnes âgés.
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1 commentaire
Il y a des soirs où l’on se demande si la magie n’a pas choisi son adresse…
Au Viouzou, la pierre s’illumine, la nuit se raconte en images et le stade se transforme en un théâtre à ciel ouvert.
Et puisque les grands du PSG avaient un jour baptisé Christian Perbet avec malice, le " petit Qatari " d’Espaly, on ne résiste pas au plaisir de voir dans ces illuminations un petit air de Doha au cœur de la Haute-Loire…
Ici, point de gratte-ciel ni de désert : seulement une falaise, de la lumière, une histoire et ce supplément d’âme qui fait les plus beaux décors.
Finalement, le " petit Qatari " avait peut-être trouvé son fief.
