Le Secours Catholique aborde le climat et l'accès à la nourriture

lun 01/06/2015 - 12:42 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:34

Depuis le 30 mai et jusqu'au 4 juin, Prince Kikalulu Matondo est en Haute-Loire pour représenter la Caritas de Kinshasa de la République Démocratique du Congo. Chaque année le Secours Catholique d'Auvergne et de Haute-Loire accueille un responsable d'une des 160 Caritas étrangères. Le représentant aurait déjà dû venir l'an passé mais pour un problème de Visa, sa visite a été reprogrammée.

Un témoignage pour sensibiliser
La visite d'une semaine a un thème : " Le droit alimentaire et les changements climatiques ". L'intervenant vient présenter son pays autour de cet axe. La République Démocratiquedu Congo est confrontée à ces types de problématiques. Prince Kikalulu Matondo témoigne de la situation de villes voisines de Kinshasa : " L'an passé, plus de 5 000 maraîchers n'ont pas pu travailler pendant six mois à cause des inondations. Et à la saison sèche, nous n'avions jamais connu un tel tarissement. " Il s'étonne de la quantité de nourriture gaspillée sur le continent Europe-Asie alors que chez lui " des enfants n'ont même jamais vu de pain. "

8 400 personnes nourries
Le projet d'agriculture mené par Caritas de Kinshasa par l'intermédiaire de Prince Kikalulu Matondo permet à 1 400 femmes de faire du maraîchage. Elles sont veuves, célibataires et ont des enfants à charge : " Ce sont des familles de six personnes en moyenne ", précise le représentant la Caritas de Kinshasa de la République Démocratique du Congo. D'après le bilan, 8 400 personnes sont nourries par ce biais. 

Cultiver ? Oui, mais de façon biologique
Le projet a été initié en 2009. Des semences et du matériel ont été fournis. Différents fruits et légumes sont cultivés. Mais le constat n'est pas à la hauteur des attentes. L'année suivante, l'association a investi dans des formations. " On a voulu être indépendant avant d'être mûre ", reconnaît Prince Kikalulu Matondo. Une fois les formations faites, la qualité de la production a augmenté. En 2011, l'association a mis en place un suivi soutenu des femmes maraîchères. La démarche a un seul but : assurer la nourriture nécessaire pour les familles en échange d'un loyer de 30 euros par mois pour le terrain. " L'agriculture est biologique, il n'y a pas d'engrais ni d'engins mécaniques ", précise le représentant de Caritas Kinshasa. Une unité de production de compost est obligatoire sur chaque parcelle. La prochaine étape, c'est la vente des produits puisqu'une coopérative s'est créée avec les douze associations locales mises en place. 

Vers la fin du financement
Le Secours Catholique soutient le projet. En 2014, 66 000 euros ont été apportés. Ce type d'aide s'étale sur une durée de trois à cinq ans et de façon décroissante. Les femmes de Kinshasa tendent à devenir autonomes. L'aide va alors s'arrêter prochainement. Pour l'heure, le montant du financement pour l'année 2015 est encore soumis à discussion.

Prince Kikalulu Matondo quittera la Haute-Loire le 4 juin au soir pour rejoindre l'Allier pour une semaine avant de rentrer dans son pays.

E.J.

Programme de la visite

30 mai
Marche solidaire à Saint-Julien-Chapteuil
Repas solidaire Africain à la Maison de la citoyenneté du Puy en partenariat avec ADMn CCFD et la pastorale des migrants

1er juin
Rencontre avec les équipes de l'Est du département à Yssingeaux

2 juin
Visite de l'épicerie solidaire du Puy
Visite de l'atelier cuisine à Craponne

3 juin
Visite des jardins partagés à Aiguilhe
Visite à l'équipe de Brioude (jour de réception des bénéficiaires)

4 juin
Témoignage au LEAP de Bonnefont
Départ pour l'Allier

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