Le Puy : "une agression sauvage et totalement gratuite" de trois ados

mer 05/03/2014 - 13:44 , Mise à jour le 05/03/2014 à 13:44

Tout le monde le sait, la tradition des repas de classes est bien ancrée en Haute-Loire : le soir des vacances scolaires, collégiens et lycéens se réunissent en centre ville ponot pour faire la fête. Bien souvent, ces soirées sont le théâtre d'alcoolisation massive. Vendredi soir justement, deux lycéennes ont été interpellées par les services de police alors qu'elles venaient de descendre une bouteille de Vodka et qu'elles se trouvaient dans un état critique.
Mais la terrible agression des deux jeunes couples n'a "aucun lien avec les repas de classe", assurent les services de police, "il ne faut pas entretenir de psychose collective", ajoute Jeannine Buisson, commissaire du Puy-en-Velay. Elle réaffirme que les trois jeunes auteurs, bien qu'adolescents, n'étaient pas scolarisés et que ces violences ne sont donc pas en lien avec cette tradition des repas de classes. Ecouter. {{audio1}}

Des ITT de 90 jours et 10 jours
Les faits se sont produits vendredi soir, peu avant minuit, dans la montée de la place du Breuil. Un groupe de deux couples (de 25-30 ans) qui rentraient chez eux est pris à partie pour un simple regarsd et très rapidement, après quelques insultes, les trois adolescents se jettent sur leurs victimes. "Il s'agit d'une agression sauvage et totalement gratuite", relate le capitaine de police Didier Escura. Aucun vol n'a été commis mais les victimes se sont vues prescrire des ITT de 90 jours pour l'homme ayant eu le fémur brisé et de 10 jours pour celui ayant eu le nez brisé. Une des femmes s'est vu prescrire une ITT d'un jour.
Une des victimes est d'ailleurs toujours hospitalisée ce mercredi matin au centre hospitalier Emile Roux. Aucune arme n'a été utilisée lors de ce passage à tabac, seulement des coups de poings et des coups de pieds. "Ce sont des personnes plutôt fluettes", relèvent les services de police, "de taille moyenne". Alors comment expliquer un rapport de force aussi déséquilibré ? Ecouter la réponse du commissaire Buisson, qui revient d'abord sur l'origine idiote du conflit. {{audio2}}

Des adolescents poursuivis pour violences volontaires avec circonstances aggravantes
Les services de police se sont aussitôt focalisés sur deux personnes (un homme de 19 ans et un mineur) qu'ils ont interpellé lundi après-midi à leur domicile au Puy-en-Velay. Le lendemain matin, deux autres mineurs étaient interpellés sur l'agglomération du Puy. Tous étaient placés en garde à vue. Trois des quatre adolescents ont rapidement reconnu les faits, alors que le quatrième ne semble pas avoir participé aux violences et a finalement été remis en liberté. Le jeune homme de 19 ans sera déféré devant le Procureur de la République ce mercredi après-midi alors que les deux mineurs seront prochainement convoqués par le juge des enfants.
"Les blessures auraient pu être fatales", met en garde le commandant Denis Charroin, "et c'est quelque chose qui peut arriver à tout le monde". Certains des agresseurs étaient déjà connus des services de police. Ils seront poursuivis pour violences volontaires avec deux circonstances aggravantes : elles ont été commises en réunion et avec une ITT supérieure à huit jours.

----Il n'a pas été possible d'exploiter la vidéosurveillance dans cette affaire car "les images n'ont pas pu être déterminantes".-----Une réaction citoyenne salvatrice
Reste enfin qu'il faut souligner l'importante réaction de divers témoins de la scène, qui n'ont pas tourné la tête mais se sont interposés, après avoir contacté les forces de l'ordre. Les agresseurs ont alors pris la fuite avant que la police n'arrive sur les lieux. Mais les témoignages "précis et déterminants" leur ont permis de vite mettre la main sur les agresseurs présumés.
La commissaire du Puy-en-Velay Jeannine Buisson rappelle que les passants sont intervenus et qu'il y a eu une véritable réaction citoyenne, absolument déterminante dans cette affaire. Ecouter. {{audio3}}

Maxime Pitavy

----Concernant l'autre affaire de violences de vendredi soir (lire), place du Plot, les services de police ont assuré qu'elle était en cours d'élucidation et que l'auteur présumé avait été placé en garde à vue. Une affaire qui n'a "rien à voir avec les repas de classe mais qui est plutôt d'ordre privé", concluent-ils.-----

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