Le Puy : un futur parking privé fait débat

mer 09/03/2016 - 17:37 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:39

Depuis jeudi 3 mars, les engins de chantier ont envahi une parcelle en retrait de l’avenue Foch, donnant sur le Dolaizon. Un parking privé devrait sortir de terre pour le printemps d’après son propriétaire.
L'aménagement des rives du Dolaizon reste possible
Il y a plusieurs mois, la parcelle a été vendue par le Foyer Vellave. « La Mairie n’a pas utilisé son droit de préempter », regrette Laurent Johanny. « Il était trop cher », explique Pierre Robert, adjoint à la qualité de vie. Avant un tel achat, la décision doit être votée en conseil municipal, ce qui aurait également posé un problème de timing. Deux privés se sont proposés, la parcelle a été attribuée au plus offrant. Cette acquisition pourrait, selon l’opposion, être un frein pour l’idée d’aménager les rives du Dolaizon, projet dans les cartons depuis déjà longtemps. « Non… Dans le certificat d’urbanisme, il est mentionné qu’un passage doit être laissé à notre disposition », éclaircit Pierre Robert.
Une obligation d'abattre les arbres
Fort de ses 2 500 m² de verdure, le terrain a été débarrassé de « 30 ou 40 » arbres. « C’était même une obligation, puisque si mes arbres tombent chez les voisins, je suis responsable », explique le propriétaire. En effet, les arbres situés à moins de deux mètres d’une autre parcelle et présentant un danger peuvent être coupés sans autorisation. De par leur âge et leur hauteur, les arbres, parfois centenaires, auraient pu poser des problèmes en cas de grand vent.
Une cinquantaine de places
Le parking devrait compter 49 places louées environ 35 euros par mois chacune. L’accès se fera avec un badge magnétique ou une télécommande. « J’ai fait une étude de marché et il y a des demandes pour avoir des places au mois », détaille le privé. Une servitude sera laissée pour les habitants de l'avenue Foch, qui ont leurs garages à ce niveau.
Remblais ou pas remblais, telle est la question
D’après les élus d’opposition, du remblais a été fait sur une hauteur proche de deux mètres. Une pratique interdite en zone inondable puisqu’une crue pourrait tout emporter. « Ils se sont servi du muret comme mur de soutènement, mais on ne sait pas s’il tient », s’inquiète Françoise Willems Gauthier. « On n’a pas fait de remblais, explique le propriétaire, nous avons juste débroussaillé et coupé les arbres : les souches sont toujours sur place. » Seuls quelques cailloux ont été bougés pour les besoins de l'abattage.

D'après les services municipaux, le privé devrait avoir besoin d'une nouvelle autorisation pour débuter les travaux d'aménagement.

Emma Jouve

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