Le Puy entre imaginaire et chimère

sam 23/04/2016 - 20:34 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:40

"Vous êtes menacés par des plantes. Que faites-vous ?" "J'escalade un bâtiment !" Les joueurs ne bougent pas, c'est leur imaginaire qui travaille au salon des Chimères ce week-end des 23 et 24 avril au Puy-en-Velay. la salle Jeanne d'Arc a changé d'atmosphère pour accueillir les passionnés de jeux de rôles, jeux de plateau, littérature fantastique ou encore amateurs de cosplay.
La force est avec eux
A l'extérieur du bâtiment, Dege, de son nom d'artiste, graphe. A l'entrée, des étalages de jeux et de livres attendent les amateurs ainsi qu'un photographe devant un fond vert. Les visiteurs peuvent se faire prendre en photo devant et choisir le décor qui leur plaît. L'expérience ne coûte que deux euros, prix de l'impression sur papier glacé. "C'est une nouveauté.... Ça fonctionne plutôt bien", explique le président de l'association Le temps des chimères, Noé Roche. Entre Star Wars, Harry Potter et le Seigneur des Anneaux, c'est le décor de la guerre des étoiles qui remporte le plus de succès.
Initiation pour tous
Plus loin, les jeux s'étalent sur les dizaines de tables à disposition des participants. Ils sont apportés par les membres de l'organisation, mais aussi par un magasin spécialisé de Saint-Etienne. Une cinquantaine de bénévoles est là pour accompagner ceux qui ne connaissent pas les règles. Entre 600 et 700 personnes passent par le salon. "On a des passionnés, mais on a aussi des personnes qui viennent découvrir, certaines qui rentrent plus ou moins par hasard ou encore des familles", résume le président de l'association.
Guerre d'écriture
"Résolvez le mystère de la cabane hantée" ou encore "Anéantissez le fantôme de la Dame Blanche". Les écrivains en herbe avaient de quoi faire. Des dizaines de petits papiers portant des sujets étaient à disposition du public. Chacun pouvait écrire jusqu'à une page simplement pour le plaisir d'être lu. En parallèle, un concours de nouvelles était proposé.
Quand on aime, on ne compte pas son temps
"Le jeu est vraiment un vecteur de lien social : on ne peut pas jouer seul", sourit Noé Roche. Parfois même, le jeu se mérite. "Quand il y a des figurines, il faut les peindre nous-même, ça demande beaucoup d'investissement." Et du temps. Pour la plupart des jeux, les parties entre passionnés peuvent prendre "sept à huit heures, mais quand on n'a pas le temps on fait plus court. En trois ou quatre heures".

Emma Jouve

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