Le Puy-en-Velay : la dotation de l'Etat chute de 210 000 euros

mar 03/06/2014 - 00:54 , Mise à jour le 26/11/2020 à 19:21

On sait que le budget de la ville du Puy est certes tributaire des impôts mais aussi des dotations de l'Etat (environ 20 % de son budget de fonctionnement), en l'occurence la DGF (Dotation globale de Fonctionnement). Le gouvernement avait déjà annoncé sa réduction au niveau national de 1,5 milliard d'euros dans le budget 2014 de l'Etat. On sait aujourd'hui que ça se traduit par une baisse de 211 000 euros dans les caisses de la mairie du Puy. La somme versée par l'Etat à la mairie ponote avoisine tout de même les six millions d'euros. 
« Le désengagement de l’Etat est hallucinant », déplore le maire du Puy Laurent Wauquiez face à la presse, en amont du conseil municipal, « l’Etat n’a pas baissé ses dépenses en 2013, il a juste augmenté les impôts », ajoute-t-il, citant les résultats de la Cour des comptes. « On est en alerte rouge pour les années à venir, l’Etat se défausse sur les villes et les communes », déplorent les élus ponots, qui veulent cependant « garder le cap ».

Aides aux associations et investissements maintenus
Malgré tout, la municipalité en place tient à respecter ses engagements de campagne et espère pouvoir baisser, symboliquement, le taux d’imposition pour la deuxième année consécutive (lire), tout en ne délaissant pas les associations qu’elle accompagnait jusque là. Pour y parvenir, elle s’appuie sur « une gestion responsable » et souhaite poursuivre ses efforts d’économie d’énergie et aller plus loin dans la mutualisation des services avec l’agglo.
Enfin, les élus assurent qu’il n’est pas question de freiner les investissements, citant le nouvel EHPAD (voir plus bas), dont les travaux devraient prochainement débuter, la réhabilitation du musée Crozatier, l’embellissement de la ville, l’enfouissement des réseaux ou encore l’extension du nouvel éclairage public, pour une enveloppe totale de quatre millions d’euros. 


L'opposition s'inquiète de la dette et constate "une augmentation de l'imposition des Ponots"

"Contrairement aux annonces, nous constatons une augmentation de l'imposition des Ponots en 2013", souligne l'opposition, "la stagnation du taux d'imposition ne permet pas une baisse de l'impôt en euros pour les Ponots, simplement parce que les bases d'imposition augmentent automatiquement chaque année. Si la majorité souhaitait réellement baisser l'imposition, il lui faudrait exercer une baisse bien plus significative que celle de 0,3%". 
L'opposition s'inquiète aussi de la dette, qui "augmente de plus de 9% sur un an, atteignant ainsi le niveau de 2009. Nous craignons que les efforts des Ponots de ces dernières années soient mis à mal. Les investissements publics sont pour autant nécessaires et nous serons vigilants, sur le dossier du pôle multimodal notamment, à ce que l'argent des Ponots soit injecté dans des projets d'avenir, utiles à l'amélioration de la vie quotidienne et au développement harmonieux du territoire".

Le nouvel EHPAD bénéficie d’un legs
La nouvelle structure, située à côté du Palais des sports à Roche Arnaud, devrait disposer d’une architecture moderne et d’une vue sur les monuments historiques. Le bâtiment devrait être équipé de 98 chambres de 22 m2, ainsi que d’un pôle d’activités et de soins (PASA) adaptés aux troubles cognitifs et du comportement.
Les prix pour les résidents devraient être proches de ceux de Bel Horizon ou des Chalmettes. Une ancienne résidente de ce dernier, Madame Voinier, a d’ailleurs fait un legs généreux qui permettra de donner un coup de pouce au financement de cette réalisation.

Eclairage de Massot, rénovation de la rue de la Gazelle
Une fois la nuit tombée, les abords du stade Massot sont dans la pénombre. L’éclairage public sera rénové, « pour la sécurité et le confort des sportifs et des habitués du parcours de santé », avec un éclairage à base de LED, qui sera le premier de ce type au Puy, et qui s’étendra des courts de tennis couverts jusqu’à l’entrée située chemin Charles VII. Le coût des travaux est évalué à 88 000 euros HT, dont 61 000 euros seraient à la charge de la mairie.
Dans le même registre, le réseau basse tension de la rue de la Gazelle sera enfoui, pour un montant de presque 25 000 euros HT, dont 11 650 euros incomberont à la municipalité. Dans cette même rue, le réseau d’eau pluviale sera rénové pour 15 000 euros HT, dont 14 000 euros HT à la charge de la ville.

« Des rustines sur une passoire »
La rénovation de l’école Michelet est devenue une nécessité absolue pour de simples raisons de sécurité. Toutes les huisseries et l’isolation des toits seront donc de mise pour l’année à venir, pour un coût de 400 000 euros environ. « C’est grâce aux économies réalisées avec les panneaux photovoltaïque que l’on peut financer ces travaux », a avancé Laurent Wauquiez avant de lancer une nouvelle banderille : « c’est sûr que l’argent qu’on perd avec la réforme des rythmes scolaires, on ne l’a pas pour rénover nos écoles ». L’école Jeanne d’Arc accompagne celle de Michelet au rang des priorités.
Au moment de soumettre le projet aux élus, l’opposition a déploré : « il faut engager ces travaux de façon globale et pas par petits bouts, refaire les menuiseries sans refaire l’isolation en totalité, c’est incohérent, c’est mettre des rustines sur une passoire ». Laurent Wauquiez s’est justifié de ne pas disposer des fonds nécessaires pour tout refaire d’un coup et a rappelé que les combles seraient isolés. Les 4 élus minoritaires ont voté pour la réhabilitation des menuiseries de l'école Michelet, eux qui avait sollicité la majorité en mars déjà à ce propos, déplorant tout de même que "seule l'urgence guide cet investissement".

  • Notons enfin que pour la réforme des rythmes scolaires, la municipalité ponote doit rendre sa copie ce vendredi 6 juin. Les principales pistes de réflexion, débattues par les élus avec les parents d’élèves, les enseignants et les directeurs d’établissements, seront détaillées dans un article à venir sur Zoomdici.fr, ainsi que l’avenir des écoles de Taulhac et Jeanne d’Arc, menacées par les mesures de carte scolaire. 

Maxime Pitavy

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