Le poney de la n°1 de Haute-Loire se classe parmi les 1% les plus performants de France

Par A.Wa jeu 14/01/2021 - 07:18 , Mise à jour le 14/01/2021 à 07:18

« Black Out des Aucels » a atteint l'indice de performance de 144. Amalia Lopes exprime sa fierté et croise les doigts pour que les championnats de France se tiennent en juillet avec des rêves plein la tête.

L'indice de performance des poneys et chevaux est publié chaque année par l'IFCE (Institut français du cheval et de l'équitation). Il permet de mesurer la régularité des performances du cheval en fonction des classements dans les épreuves. Il y a même un indice de précision. Le poney d’Amalia Lopes « Black Out des Aucels » est crédit d’un indice de 84%, « ce qui signifie que le résultat est connu avec certitude et non basé sur ses origines seulement », indique la cavalière ponote de 16 ans.

La moitié des poneys obtiennent un indice supérieur à 100, 12% des poneys atteignent un indice de 120 et seulement 1% des poneys (ou chevaux) atteignent ou dépassent 140. « Je viens de voir que Black est classé avec un indice de 144 ! » s’enthousiasme la cavalière la plus titrée de Haute-Loire. D'autant que le poney a des origines modestes. « Je suis très fière de son avancée ! C’est dû à nos sorties avec classement en Grand Prix et As 1, puisqu'il s'agit des plus grosses épreuves de saut d'obstacle à poney (120, 125 cm) », explique-t-elle.
 

Changement d'écurie

Le 19 juillet dernier, Amalia Lopes s’est hissée au plus haut niveau en concourant au Grand Prix AS Elite Vichy face à des membres de l’équipe de France, obtenant une belle 7e place sur 32 compétiteurs. Depuis, elle changé d'écurie. « Mon coach, Fabrice Gellet, n'avait plus vraiment de temps pour sortir avec nous », raconte-telle. La Ponote s’entraîne donc au centre équestre de La Roche, toujours dans la Loire. Emmanuel Arnone et Patrick Vallat, les propriétaires de ces écuries, s'occupent de désormais du duo. « Je les connais bien puisqu'ils m'ont coachée à plusieurs reprises sur les concours, confie Amalia Lopes, ils sont extrêmement précis et rigoureux tout en étant bienveillants. Leurs deux enfants, Mathis et Nolhan, sont dans l'équipe de France, ce sont des amis et je les admire beaucoup. On rigole bien, l'ambiance est très sympa, même si on travaille ferme ! »

Quant à son poney Black Out, il semble adorer sa nouvelle écurie. Le confinement de l’automne a été mis à profit pour faire un check-up santé complet. « Il a eu une visite vétérinaire, une séance de mésothérapie [injections locales de doses faibles de médicaments, Ndlr], un changement de ferrage – très important le fer pour le cheval, comme pour nous les chaussures de course ! – et il est en pleine forme ! »

La décision d'arrêter à la fin de la saison peut-être reportée

Comme on peut s’y attendre, il n’y a pas de compétition en ce moment pour cause d’épidémie de Covid. Mais le duo se prépare tout de même. L’élève du lycée Simone Weil du Puy s’entraîne dans la Loire deux fois par semaine. « Pas question de ne pas être prêts lorsque les beaux jours arriveront et que tout reprendra ! » lance-t-elle en espérant que les championnats de France pourront avoir lieu en juillet. « Si c'est le cas, j'ai déjà mes qualifications pour pouvoir m'y présenter en épreuve As 1 (120), précise-t-elle, mon rêve serait de pouvoir y aller en Grand Prix (125), mais j'ai du boulot ».

Quand nous l’avions rencontrée cet été, Amalia Lopes avait pris la dure décision d’arrêter la compétition de haut niveau après une dernière année afin de se consacrer à ses études (elle souhaite faire la prépa Science politiques au lycée Simone Weil l'année prochaine et se présenter à la présidence du Conseil des délégués à la vie lycéenne, avant des études de droit à Saint-Etienne). Mais ce n’est plus si sûr finalement : « J'ai encore des choses à faire avec Black et j'ai été ralentie par la pandémie et le confinement, même si la Fédération a bien œuvré pour que nous puissions nous occuper de nos chevaux ».

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