Le parc routier départemental de Haute-Loire en grève

mar 28/06/2016 - 18:32 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:42

Après les agents des routes nationales, ce sont ceux des routes départementales qui protestent. Jeudi dernier, les employés de la DIR Massif Central bloquaient l'entrée Est du Puy par la 4 voies... Aujourd'hui, les agents du Département envisagent des actions similaires.

Ils entretiennent l'ensemble des routes départementales, en procédant notamment au gravillonage des routes (1,2 millions de m² d'enduits par an, l'équivalent de 350 km de routes refaites) et au renouvellement des marquages au sol (environ 1 200 km de peinture).
Ils gèrent également le déneigement sur le réseau routier secondaire. Ce sont les 40 agents du parc routier départemental de Haute-Loire et les deux tiers environ ont décidé de planter le piquet de grève ce mardi matin.

----13,5 M€ par an
Chaque année, ce sont environ 13,5 millions d’euros qui sont investis sur les routes départementales.-----"Les réductions drastiques des budgets qui impactent lourdement les effectifs déjà minimum"
"La collectivité cherche à réaliser des économies de toute part mais s'il arrive un accident, ce sera sa responsabilité", met en garde Wilfrid Fachaux, secrétaire CGT et conseiller départemental 43. Tout est parti d'une situation (fréquente selon eux) de flux tendu dans les effectifs. Au final, une petite vingtaine d'agents s'est retrouvée avec un seul chef, "ce qui dépasse totalement le cadre légal". La grève reconductible vise à obtenir une meilleure reconnaissance de leurs métiers, une meilleure organisation des équipes mais aussi la formation et la protection des agents.
Ils dénoncent en effet une "organisation anarchique" et surtout "les réductions drastiques des budgets qui impactent lourdement les effectifs déjà minimum, ne permettant pas le moindre remplacement pour des congés ou une maladie".

La collectivité fait-elle des économies au détriment de la sécurité des agents ?
Wilfrid Fachaux est mécanicien au service parc routier départemental. Peut-on dire que la collectivité fait des économies au détriment de la sécurité des agents ? Vous avez des exemples de situation d'insécurité pour les agents ?

Une bonification indiciaire pour la dangerosité des métiers ?
On a bien compris la problématique sécuritaire soulevée. Il en découle ce mouvement de grève mais votre principale revendication n'est-elle pas la revalorisation du point d'indice ? La reconnaissance des compétences, qu'est-ce que ça signifie ?

Un dialogue social mal engagé et un mouvement reconduit ?
Dernière chose : le dialogue social avec la collectivité ne semble pas très bien engagé ? Par conséquent, le mouvement pourrait être reconduit ? 


Maxime Pitavy

Vos commentaires

Se connecter ou s'inscrire pour poster un commentaire