Le numéro 1 de la Police change de visage au Puy

Par Nicolas Defay sam 16/01/2021 - 08:39 , Mise à jour le 16/01/2021 à 08:39

C’est Christelle Pinchon qui tiendra à présent les rênes des cent fonctionnaires de police au Puy-en-Velay. Elle remplace ainsi Eric Cluzeau qui a servi à cette place les trois années précédentes.

Elle a 54 ans, est maman de deux enfants, et est originaire du département du Nord (59). Christelle Pinchon remplace, depuis ce lundi 4 janvier, le Directeur Départemental de la Sécurité Publique (DDSP) Eric Cluzeau prenant, quant à lui, la tête de la police en Corse du sud. « Mon dernier poste était à Paris mais j’ai voyagé un peu partout en France, dans le Pas de Calais, dans le Nord, en Picardie, Normandie et en Bretagne, détaille la Commissaire Christelle Pinchon. Ce poste en Haute-Loire est celui le plus au sud du pays que je vais occuper pour l’instant dans ma carrière ».

« On est dans la continuité des priorités du commissaire Cluzeau mais aussi dans le renouvellement »

Aux côtés du Préfet Eric Étienne, Christelle Pinchon partage ses premiers ressentis en terre ponote et dévoile les missions qu’elle chapeautera à présent. « J’ai découvert un service à taille humaine à l’image du département et de la magnifique ville du Puy-en-Velay. Concernant ma ligne directrice, on est à la fois dans la continuité des priorités du commissaire Cluzeau mais aussi dans le renouvellement dans la mesure où le service vient faire l’objet d’une réorganisation décidée au niveau central qui a couru pendant toute l’année 2020. La répartition a été définie au mois de décembre et je la mets petit à petit en place depuis que je suis arrivée ».

Quelques chiffres

Concernant l’application des amendes forfaitaires Stupéfiants, 71 ont été réalisées dans le département depuis début septembre et 160 procès verbaux dressés pour conduite avec stupéfiants.
D’après les analyses préfectorales, la délinquance a diminué dans tout le département d’environ 5 à 10 % selon les zones.
Par an, ce sont environ 2 200 infractions comptabilisées « ce qui reste très mesuré pour un département rural comme la Haute-Loire », affirme Eric Étienne.

« Lutter contre les petits trafics qui empoisonnent la vie des gens »

Ses missions se déclinent en trois volets. « Premièrement, la sécurité sur la voie publique, livre la nouvelle Directrice de la DDSP. Nous allons continuer à patrouiller pour assurer la sécurité au quotidien des citoyens, dans les transports urbains, dans la prévention et en développant toujours plus une police de proximité. Deuxièmement, le service d’investigation qui gère les enquêtes et qui traite les plaintes des victimes. Enfin, le renseignement territorial où nous collaborons étroitement avec deux effectifs issus de la gendarmerie ».

Eric Étienne ajoute : «  J’ai demandé à ce qu’il y ait plus de fonctionnaires sur la voie publique dans la zone police [Le Puy, Brives-Charensac, Aiguilhe, Vals-près-Le-Puy, Chadrac et Espaly Saint-Marcel, Ndlr] en charge d’une double mission. D’une part, assurer la tranquillité publique. D’autre part, lutter contre les petits trafics qui empoisonnent la vie des gens. »

« Le problème des violences intrafamiliales est un phénomène qui est malheureusement connu. Mais c’est vrai que les confinements successifs ont été une période propice à l’évolution de cette violence ». Christelle Pinchon

"Nous travaillons à la mise en place d’un intervenant social qui sera une personne complémentaire dans le cadre de cette lutte. Ces violences ne sont pas tolérables. Il est nécessaire de suivre une personne victime de ce genre de violence et lui permettre de se reconstruire par la suite. Je pense qu’avant la fin du trimestre cette personne allouée à cette mission sera en place".

"Concrètement, il y aura un échange qui sera effectué quant au suivi de la victime. Une fois que la personne a déposé sa plainte et que son bourreau a été entendu et peut-être condamné, cette personne peut encore être menacée et harcelée par le mis en cause violent. Par le biais de cet intervenant social, il y aura alors un suivi pour savoir si la victime est encore inquiétée par l’individu incriminé. Si tel est le cas, nous reviendrons aussitôt pour faire cesser ces nouvelles pressions et violences éventuelles."

La date de prise de fonction de cet intervenant social n’est pas encore fixée. Elle aurait dû intervenir le 1er septembre dernier. Christelle Pinchon l’espère d’ici la fin du trimestre.

Couvre-feu : entre tolérance et intransigeance

À propos du respect du couvre-feu, Christelle Pinchon continuera d’appliquer les vérifications sur la voie publique. « Pour cela, il y a des patrouilles mixtes composées d’éléments de la police nationale et municipale, précise-t-elle. Globalement, les mesures de couvre-feu sont respectées dans le département. Nous ne verbalisons d’ailleurs que les personnes de mauvaise foi tout en gardant une certaine tolérance pour les autres. Mais sans motifs légitimes, nous agissons. »

Le Préfet de la Haute-Loire complète dans sons sens : « Je demande à ce que les contrôles soient réalisés avec discernement. Dans le cas où le couvre-feu passe à 18 heures et si une personne sort à 17h50 et doit faire deux ou trois courses pour manger le soir, on ne va pas regarder si elle rentre quelques minutes au-delà de la limite ».

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1 commentaire

pi

ven 15/01/2021 - 09:37

Si la gendarmerie avait compétence sur la zone police les trafics de stupéfiant petits ou grands seraient certainement en baisse