«Le cinéma reste le loisir le moins cher»

jeu 19/10/2017 - 14:39 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:48

« C’est un casse-tête pour programmer tous les films susceptibles d’être à l’affiche pour les vacances de Toussaint, comme c’est une période très favorable, tous les distributeurs veulent sortir leur production en même temps » , confie Guy Reynaud, directeur du Ciné Dyke au Puy.

Top 5 des films à l’affiche en Haute-Loire en 2016


 
La fréquentation des salles de cinéma a encore augmenté en 2016, d’après La Géographie du cinéma récemment publié par le CNC.
« Pourtant, au début des années 90, c’était pas gagné », rappelle ce même Guy Reynaud, que Zoomdici est allé rencontrer pour décrypter avec lui ces résultats d’exploitation, à l’aune de la réalité que ce professionnel vit au quotidien. Il rappelle qu’à cette époque, « c’était l’explosion des vidéo-club, la grande démocratisation des magnétoscopes VHS, la naissance de Canal +...»

Évolution de la fréquentation 2015-1016


Alors qu’est-ce qui a fait que le cinéma ait redressé la tête de la sorte, en France ?
« C’est d’avoir relevé le défi technologique, estime le gérant de cette « moyenne exploitation » qui sait de quoi il parle puisque celle-ci est presque dernier cri en termes de qualité, eh puis le cinéma reste le loisir le moins cher.»
En tout cas, "se faire une toile" est bien la sortie culturelle préférée des Français, devant la visite d’une exposition ou au musée. Les taux de satisfaction (98,4 % pour l’image, 98,4 % pour la taille de l’écran…) enregistrés par le CNC auprès du public hexagonal, donnent une idée encore plus criante de l’histoire d’amour entre la France et le cinéma.

Recette moyenne par place de cinéma


La Haute-Loire, loin d’être le département le moins bien pourvu en nombre d’écrans de cinéma (20), compte 11 établissements.
Parmi eux, Ciné Dyke, au Puy, totalise près de 48,5 % des entrées enregistrées, avec 1, 41 millions d’euros de recette (2,523 millions au total sur le département).
Une des particularités de la Haute-Loire, en termes cinématographique, c’est la part de marché des films français, 47,6 %, qui est la deuxième de France (après la Lozère).

Part de marché des films à l’affiche


Autre élément qui participe de la bonne santé des salles de cinéma en France : 2/3 des jeunes y consomment confiseries et boissons à la vente. Pas sûr que ce soit une bonne nouvelle quant à leur bonne santé à eux.

J.J.

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