Le centre aéré de Vals pourrait sortir de l'impasse

jeu 28/04/2016 - 10:40 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:41

Le centre de loisirs de Vals près Le Puy a peut-être trouvé une solution. Il compte solliciter une mise à disposition, une « location-acquisition », ou une acquisition, via des subventions, des anciens locaux de l'école élémentaire La Sermone de Vals, fermée fin 2011. Locaux que le Conseil départemental, propriétaire, met en vente. Car la mairie de Vals compte louer le bâtiment que le centre aéré occupe depuis 2012, en l'occurrence l'ancienne école maternelle des Gravières (également fermée en 2011).

Ce mardi 26 avril 2016, lors d'une réunion en mairie, en soirée, avec quatre conseillers municipaux (Danielle Malartre, Joël Cortes, Elisabeth Lyotard et Philippe Joujon), le centre a été prié de réinvestir ses anciens locaux, à l'étage de la crèche Les Pious, à côté de l'école La Fontaine, dans le bourg.
« L'idée c'est de rapprocher le centre de loisirs du pôle enfance que nous allons construire sur le terrain à côté de l'école », explique Danielle Malartre, l'adjointe au maire chargée des affaires sociales et conseillère communautaire de l'agglomération du Puy. Un pôle qui comportera une salle de gym, un complexe sportif avec piste, ou encore une cantine (actuellement au centre culturel de Vals relevant désormais de la compétence de l'agglomération). Le projet est sur les rails. Les appels d'offres ont été lancés. Les travaux sont prévus pour finir fin 2017 (sauf pour le gymnase prévu en 2018).

Pourquoi pas au futur pôle enfance ?
Seulement voilà, le centre aéré pensait qu'il serait inclus au pôle. « Ce serait génial, confie Lucie Langlet, la présidente du bureau de l'association Les Galopins, on est même prêt à perdre en surface ; on demande 300m2 sur un terrain public de 5 000m2, contre 422m2 actuellement. » Au lieu de cela, ce sont les 200m2 au-dessus de la crèche qui leur sont mis à disposition. « Ces locaux sont faits pour ça au départ, argumente Danielle Malartre, jusqu'en 2012, le centre l'occupait sans problème. » Depuis, les locaux ont été rafraîchis pour accueillir une partie des activités périscolaires. Mais ils sont loin de satisfaire Les Galopins. « On ne peut pas ouvrir les fenêtres en grand à cause de la sécurité vu que c'est à l'étage, donc il y fait très chaud l'été », explique Sandra Cadau, la directrice du centre. Florimond, 9 ans, fréquentait déjà le centre à l'époque : « on avait chaud, c'était petit et on n'avait pas de salles séparées pour être entre copains du même âge ; je me sens beaucoup mieux là où on est aujourd'hui. »

La directrice du centre de loisirs Les Galopins, Sandra Cadau, explique comment elle a appris la nouvelle :


----"L'agglomération n'est absolument pas intervenue dans cette affaire", insiste Danielle Malartre.-----L'autre, et la principale raison avancée par la mairie, c'est celle du besoin de ressources financières de la commune dans un contexte de diminution des dotations de l'Etat. « On a perdu 140 000 euros de dotations globales de fonctionnement les deux années précédentes et 75 000 euros cette année, explique Danielle Malartre, sans compter les dépenses supplémentaires engendrées par la réforme des rythmes scolaires depuis deux ans. » Et d'ajouter à l'attention des Valladiers : « Il s'agit de rationaliser la gestion du patrimoine communal ; on n'est pas là pour augmenter les impôts » (l'équipe municipale de Vals est issue d'une liste de rassemblement mixte, le maire, Alain Royet, étant sans étiquette).

« C'est difficile pour Les Galopins, je comprends ; entre 422m2 aux Gravières et 200m2 au-dessus de la crèche, y a pas photo », concède l'élue, mais elle ne voit pas en quoi la solution proposée est si désastreuse. Le centre pourra non seulement utiliser les facilités du nouveau pôle, mais aussi la cour de récréation de l'école La Fontaine, ainsi que les salles de motricité / sieste et de garderie et le potager. Du bricolage bancal pour les responsables des Galopins qui opposent une multitude de bémols d'ordre organisationnel. Ce à quoi Danielle Malartre réagit : « la cohabitation, c'est une question de volonté. »

----En moins de 24 heures, la pétition en ligne a recuilli plus de 170 signatures, sans compter les signatures récoltées au centre sur papier.-----Des enfants qui se verraient refusés
Bref, Les Galopins se résignent à quitter leur petit paradis de l'impasse des Gravières qui peut accueillir jusqu'à 100 enfants en même temps, bien que le maximum atteint jusqu'ici soit de 65. En 2015, le centre comptait 150 familles adhérentes, dont 77 familles de Vals et 46 du Puy, soit 210 enfants accueillis à l'année, dont 118 de Vals. Au-dessus de la crèche, l'agrément est prévu pour 50 enfants seulement.

Si le centre aéré réintègre ses anciens locaux, la présidente du bureau des parents, Lucie Langlet, craint même une fuite des familles qui mènerait à la fermeture du centre.

L'association Les Galopins a sollicité un rendez-vous avec le président du Conseil départemental, Jean-Pierre Marcon. Ce jeudi midi, nous avons contacté la vice-présidente du Conseil départemental en charge de l’enfance et de la famille, Christiane Mosnier. A sa connaissance, il n'y a pas de projet prévu sur les locaux de l'école La Sermone. Mais ceux-ci totalisent 1 000m2 environ, soit trop pour le centre, qui voudrait partager. D'autant que d'importants travaux de rénovation sont nécessaires.
D'ici là, une nouvelle réunion doit avoir lieu à la mairie ce lundi 2 mai à 19 heures, cette-fois en présence du maire Alain Royet, de retour de vacances.

Annabel Walker

Refus du déménagement du centre aéré les galopins de Vals (Haute Loire) - Signez la pétition ! https://t.co/S2XDTFRAHv?

— Lionel Bouton (@LionelBouton) 27 avril 2016

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