Le budget du Département amputé d'un tiers

mer 21/12/2016 - 11:59 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:44

Le Département va devoir revoir ses ambitions à la baisse. Avec des aides de l'Etat en baisse et une précipitation accrue des aides sociales pour la collectivité départementale, l'équation est simple : le Département est inexorablement contraint à augmenter sa participation financière pour l'ensemble des AIS (allocations Individuelles de Solidarité).
Et le gouvernement, depuis 2002 (droite et gauche confondues donc), n'a pas versé sa quote-part... Un reliquat estimé à 270 millions d'euros par le Président du Département Jean-Pierre Marcon, "l'équivalent d'une année de budget en Haute-Loire, d'un contournement du Puy ou de la mise en 2x2 voies entre le Puy et Yssingeaux... voici les enjeux pour nos concitoyens". Une situation qui avait contraint l'exécutif a lancé une pétition en septembre dernier.
Précisons que pour le budget 2016, une enveloppe de 126,5 millions d'euros a été prévue pour les dépenses sociales, le principal poste de dépense de la collectivité départementale puisqu'il représente 48,3 % des dépenses totales du Département.

Un débat d'orientation budgétaire reporté ? 
Jean-Pierre Marcon, pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a poussé à reporter ce débat d'orientation budgétaire au mois de février ? 

Un budget amputé d'un tiers, soit une douzaine de millions d'euros ? 
Des incertitudes que l'on peut détailler ? Sont-elles chiffrées ? 

----"Deux pauvres réunis, ça ne fait pas un riche"
Le regroupement des agglomérations pourrait soulager quelques investissements du Département, mais "deux pauvres réunis, ça ne fait pas un riche", tranche le Président Marcon.-----Les investissements menacés
Une telle baisse du budget peut-elle remettre en cause les investissements ? "Ce n'est pas impossible", répond le chef de file de l'exécutif départemental, "si nous n'arrivons pas à faire des efforts de gestion suffisants pour compenser".
Autrement dit, si les investissements ne sont pas directement remis en cause, ils pourraient a minima être davantage étalés dans le temps.

Le très haut débit en avance
Il ne faut cependant pas trop noircir le tableau non plus et de bonnes nouvelles viennent tempérer l'annonce, "principalement de l'intérieur" observe le Président de la Haute-Loire (même si l'on peut ausi évoquer les six millions d'euros par an que va apporter le prochain SRDEII), comme par exemple l'ensemble des contrats passés avec les collectivités locales ou encore les travaux sur les routes et "le trés haut débit qui avance plus vite que prévu", qui a "globalement six mois d'avance", assure Jean-Pierre Marcon.
La première phase est donc bien avancée et la deuxième phase va pouvoir débuter dès le deuxième semestre de l'année 2017 et "les bornes wifi fonctionnent à merveille", se félicite-t-il, "on espère les voir encore se développer car c'est un service précieux apporté aux populations", conclut-il.

>> Pour aller plus loin
En octobre 2015 déjà, le Président UDI du Département de la Haute-Loire faisait part de ses inquiétudes face à la précipitation des aides sociales. Un article à retrouver ici.
En mars 2015 toujours, dans le cadre de notre émission Le Scan, Jean-Pierre Marcon avait évoqué la possibilité d'un RSA conditionné.

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