L'arbitre de football condamné à de la prison ferme

mer 16/05/2018 - 12:08 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:52

C'est dans une grande confusion que cette partie de football s'était terminée, dans le modeste championnat de D2, l'équivalent du dixième échelon footballistique.
Rapidement, plusieurs versions des faits fusent dans la presse, sans réelle exactitude. Ce n'est qu'au terme de l'enquête de gendarmerie que Zoomdici avait fait le choix de rapporter les faits, et on apprenait que l'arbitre central, en position de victime jusqu'alors, avait lui aussi donné des coups...

Bref rappel des faits
Au terme de la rencontre (3-3), les supporters de l'US Monistrol invectivent l'arbitre. Le temps qu'il puisse regagner les vestiaires et se mettre à l'abris, l'arbitre de champ, un jeune homme licencié aux Portugais du Puy, prend un coup de pied dans le dos, alors que l'arbitre délégué prend lui un coup de pied au niveau de la cuisse. Chacun regagne les vestiaires et le calme revient. L'arbitre central appelle les gendarmes.

Les gendarmes voient l'arbitre agresser un supporter
Lorsque les forces de l'ordre arrivent, elles voient l'arbitre traverser le terrain à grandes enjambées pour aller se ruer sur un des jeunes supporters de Monistrol. Les gendarmes séparent tout ce beau monde et procèdent aux premières investigations.

Prison ferme pour l'arbitre
Ce mardi, le tribunal correctionnel du Puy s'est penché sur l'affaire, malgré l'absence de l'arbitre, à la fois prévenu et victime dans cette affaire. Il n'a pas été reconnu victime et le spectateur monistrolien suspecté de l'avoir frappé a été relaxé.
En revanche, l'arbitre a été reconnu coupable de violences volontaires et condamné à trois mois de prison ferme. Déjà condamné en janvier 2017, il était sous le coup d'un SME (sursis avec mise à l'épreuve) : ce dernier a été révoqué et ajoute un mois de prison ferme à sa peine.

800 € pour indemniser sa victime
En outre, il devra indemniser sa victime de 400 € pour le préjudice moral et de 400 € pour lui rembourser ses frais de justice.
La CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie), qui s'était également portée partie civile, n'a pas été jugée recevable.

Des faits très marginaux en Haute-Loire
Les comportements violents sur les terrains ne représenteraient pas plus de 1 % des matchs, sur 2 500 rencontres. La Haute-Loire serait l'un des districts où les faits de violences sont les plus marginaux (0,8 % faits la saison dernière contre 1,8 % au niveau national). Après l'agression d'un arbitre en avril 2016, Zoomdici avait consacré un long dossier sur la difficile tâche d'arbitre de football en Haute-Loire.

Maxime Pitavy

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