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Langeac

"La situation serait rocambolesque si elle n'était pas dramatique"

lun 19/03/2018 - 18:30 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:52

----"Après vérifications auprès des autorités irlandaises, il n'y aurait aucun mandat d'arrêt délivré contre Aude Torrent en Irlande" pour avoir emmené ses enfants en France. C'est ce que note la cellule de médiation familiale internationale du Ministère de la Justice le vendredi 16 mars dernier.
-----Dans un communiqué de presse adressé à notre rédaction, Jean-Hubert Portejoie, avocat au barreau de Clermont-Ferrand, annonce une riposte judiciaire.
"Madame Torrent, qui n'a jamais été déchue de ses droits parentaux, ignore toujours à l'heure actuelle où se trouvent ses enfants", précise le conseil.

La Chancellerie lui demande si les enfants peuvent être récupérés le week-end suivant... et deux heures plus tard, une intervention des forces de l'ordre
Selon nos informations, la direction des affaires civiles et du sceau, et plus précisément la cellule de médiation familiale internationale (émanation du Ministère de la Justice), a pris contact avec Aude Torrent le vendredi 16 mars en début d'après-midi pour lui demander "si vous êtes d'accord pour remettre vos enfants à Monsieur Fajardo le week-end du 24 mars".
Or à peine deux heures plus tard, avant même que la Langeadoise n'ait eu le temps de répondre, les forces de l'ordre sont intervenues pour récupérer les deux jeunes enfants après la décision de justice.

----Le Premier Ministre interpellé
Selon nos informations, le député Jean-Pierre Vigier doit intervenir à l'Assemblée Nationale ce mardi pour interpeller le Premier Ministre Édouard Philippe sur ce dossier.-----Quatre plaintes déposées
Suite au "coup de force du vendredi 16 mars 2018", comme le qualifie le conseil d'Aude Torrent, trois plaintes sont adressées ce lundi au Procureur de la République du Puy-en-Velay.
Une pour des faits d'atteintes à l'exercice de l'autorité parentale, une seconde pour des faits d'abus d'autorité et une troisième pour des faits d'escroquerie au jugement (l'avocat soupçonne l'ex-compagnon de sa cliente d'avoir fourni des faux dans le cadre de la procédure judiciaire).
"Parallèlement, une quatrième plainte, avec constitution de partie civile, est adressée au Doyen des Juges d'Instruction, pour des faits de violences aggravées, à l'encontre de Monsieur Fajardo", conclut Maître Jean-Hubert Portejoie.

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