La route des régionales démarre au Mézenc pour Laurent Wauquiez

dim 30/08/2015 - 21:59 , Mise à jour le 27/11/2020 à 08:36

Le choix du lieu ne s’est pas fait au hasard, Laurent Wauquiez gravit chaque année, depuis 2012, le mont Mézenc jusqu’à son sommet, accompagné des siens. Une ascension qui rappelle celle de François Mitterrand, habitué à gravir la roche de Solutré avec son entourage et ses partisans. Pour les proches du candidat, le Mézenc  « constitue un véritable trait d’union entre les régions Auvergne et Rhône-Alpes ».

Aux côtés du député-maire du Puy-en-Velay, au premier plan lors de l'ascension, les deux leaders des partis centristes ralliés au candidat Les Républicains : Franck Reynier, maire de Montélimar, pour l'UDI, et Patrick Mignola, maire de La Ravoire en Savoie, pour le MoDem. Une alliance inédite en France pour les régionales des 6 et 13 décembre prochains.

« Un nouveau souffle dont notre région a tant besoin »
Le discours du candidat s’est appuyé sur un bilan présenté comme « désastreux » après 11 ans de gestion « catastrophique » de la part des élus actuels. Un état des lieux qui amène la Droite et le Centre à s’unir dès le premier tour des régionales.

En Auvergne : augmentation des dépenses de fonctionnement de 80 millions d’euros, développement d’agences satellites faisant doublon pour un coût de plus de 10 millions d’euros par an, les coûts exorbitants de renégociation des emprunts toxiques, le nouveau palais de région à 90 millions d’euros.

> Voir la réaction du conseiller municipal et leader de l'opposition PS à la mairie du Puy-en-Velay, Laurent Johanny concernant les finances ponotes :


En Rhône-Alpes : augmentation des impôts de 26%, une dette multipliée par quatre alors que les dépenses d’investissement étaient divisées par deux, augmentation du chômage de 36,5%, des TER parmi les plus en retard de France…

L’ancien ministre s’engage à faire de l’agriculture, de l’emploi et de la formation des jeunes ses principaux chevaux de bataille en cas d’élection. Au passage, il fustige la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, sur la suppression de la bourse au mérite, qu’il s’engage à maintenir: « Nous sommes gouvernés par des gens qui préfèrent encourager l’assistanat ».

----Parmi les personnalités présentes :
Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne
Nicolas Daragnon, maire de Valence
Bernard Acoyer, ancien président de l'Assemblée nationale originaire de Haute-Savoie
Brice Hortefeux, député européen, conseiller régional Les Républicains, ancien ministre
Louis Giscard D'Estaing, député du Puy-de-Dôme et maire de Chamalières
Jean-Pierre Vigier, député de Haute-Loire apparenté Les Républicains
Olivier Cigolotti, sénateur UDI de Haute-Loire
Mais aussi quelques personnalités de la société civile comme André Marcon, Président de l’assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie, ou encore Gilles Chabert, Président du Syndicat national des moniteurs de ski français.-----Le terrain comme principal allié
Il l’a rappelé, pas de place pour la politique de bureau. Une facette du candidat bien connue en Haute-Loire qui a l’habitude de se déplacer aux quatre coins du département. S’il accède à la présidence régionale, Laurent Wauquiez compte bien s’armer d’une nouvelle génération d’élus enclins à aller à la rencontre des acteurs locaux et à obtenir des résultats concrets. « La France se changera par le bas », ajoute-t-il avec conviction.

Pour lui, il s’agit de « changer notre façon de faire de la politique et de rassembler le plus largement possible à l’heure où les Français en ont assez des divisions ». Il évoque tour à tour les conflits internes du FN ou "le ras-le-bol général suscité par le PS", et s’engage à mener une politique plus éthique.
Il confirme d’ailleurs qu’en cas de victoire, il ne serait candidat à aucun poste ministériel si la Droite venait à l’emporter en 2017.

P.F.

> Télécharger le discours complet de Laurent Wauquiez ici

> Dans un communiqué, les candidats socialistes aux régionales en Rhône-Alpes et Auvergne estiment que "Laurent Wauquiez marche sur les pas du Front National".

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